lundi 12 juin 2017

Elections: l'histoire est un éternel recommencement


Tout comme Emmanuel Macron n’est pas mon président Pauline Rivière si elle est élu ne sera pas ma députée. Elle sera celle des électeurs de cette circonscription avec la légitimité des urnes indiscutable mais je ne me reconnais pas dans des femmes ou des hommes politiques sans convictions politiques claires. Ainsi donc je soutenais Pierre-André Périssol, pour moi la campagne électorale s’arrête là et je continue à aider indirectement Emilie Bonnivard qui sera au deuxième tour de la 3e circonscription de Savoie par mon action au conseil régional le temps de sa campagne.
J’espère pour ma circonscription un député proche du terrain, soucieux de l’extrême nécessité d’un monde rural vivant et convaincu que l’agriculture soit la première force économique de notre département, aux électeurs de faire le bon choix.
Nous risquons donc d’avoir dimanche prochain une assemblée nationale « petits pois » avec des députés aux ordres, ceux qui seront donnés par les énarques toujours et bien en place en ayant tous signé une charte les engageant à la solidarité de groupe, cela veut dire en plus clair une assemblée godillots.
Et bien entendu nous aurons un contre pouvoir dans la rue et une presse qui fera du Macron bashing d’ici deux ans. Sans compter que sur plus de 400 députés il sera impossible de faire respecter une discipline de groupe, des personnalités voudront émerger et des courants se feront en son sein.
Emmanuel Macron fustige les vieux partis, mais s’est dépêché d’en créer un à ses ordres avec toutes les affres que peut connaître son fonctionnement, les courants, les personnalités, les rivalités, les prises de pouvoir, les affaires, les petits interets mesquins et les grandes divisions de pensées.
Je reste avec mes convictions de droite, même si c’est moins à la mode, ce n’est pas la girouette qui tourne mais le vent, je suis persuadé que très vite un clivage droite-gauche reviendra, c’est le fonctionnement même de la 5e république et tant qu’elle restera en vigueur les nuages comme écran de fumée passeront mais le libéralisme affrontera toujours le progrès social sans tomber pour autant dans la lutte des classes.
A la grande différence de 2012 où je cherche toujours des électeurs ayant voté Hollande, je connais bon nombres de ceux qui ont voté pour Macron et ses petits pois, ce sera donc facile de leur demander des comptes en temps voulu.
Mais la droite a besoin d’un fort renouvellement, les électeurs ont très bien montré leur volonté, je l’ai beaucoup écouté aussi au cours de cette campagne et il faut donc trouver de nouvelles forces vives dans les acteurs de terrain qui jusqu’alors ne se sont pas découverts, une nouvelle génération de trentenaires serait la bienvenue.
Le non cumul des mandats dans le temps que j’appelle de mes vœux jouera son affaire pour ne plus avoir à l’avenir des vieux routiers de la politique dont c’est le seul métier.
Nous avons très bien vu avec ces élections que le « dégagisme » devenait un sport national et si les vieux candidats potentiels n’ont pas la sagesse de s’enlever du chemin, les électeurs le font pour eux.
Je me souviens très bien que ceux atteints par la limite d’âge aujourd’hui n’avaient pas de mots assez forts pour faire comprendre à leurs ainés qu’il fallait leur laisser la place et qu’au grand jamais ils ne feraient pareil forts de cette expérience.

L’histoire est un éternel recommencement…..

1 commentaire:

Jean-Claude a dit…

J'ai souvent partagé vos idées sur le présent blog. Toutefois la façon méprisante dont vous traitez une assemblée de "godillots" qui ont été choisis démocratiquement par une majorité d'électeurs me laisse quelque peu pantois.
Jean-Claude