vendredi 1 septembre 2017

On veut assassiner le glyphosate!


Le glyphosate matière active principale contenue dans le Round’Up et désormais dans une grande quantité de produits banalisé, redemande son autorisation de mise en marché au niveau européen.
C’est la commission de Bruxelles qui décidera puisqu’il n’y a pas unanimité des pays, la France et Malte n’étant pas favorable.
Que Malte refuse ne va pas déranger beaucoup ses agriculteurs, mais que la France refuse alors que son nouveau président de la république suivi par son ministre de l’agriculture veuillent faire que notre pays retrouve sa première place européenne au niveau agricole est un non sens total, dont la seule justification est de satisfaire quelques groupuscules environnementalistes qui ne représentent qu’eux-mêmes.
Le glyphosate est à ce jour le seul désherbant total ayant une action sans résistance sur aucune plante connue en France et palliant au retrait année après année de désherbants sélectifs des cultures efficaces sur des plantes vivaces et invasives.
Toute la base de l’agriculture raisonnée et l’agroécologie si soutenue par notre société repose sur l’usage de cet herbicide et le supprimer sans autre alternative, remettra inévitablement en cause cette voie.
Cela pose en plus un problème sanitaire grave pour l’ensemble de la population car des plantes invasives et allergènes comme le chardon et beaucoup plus comme l’ambroisie n’ont pas d’autres herbicides que le glyphosate.
Ainsi l’ambroisie est une plante qui se développe principalement l’été après les moissons qui recouvre les chaumes à une très grande vitesse et seul le glyphosate permet son contrôle efficace, le système racinaire de la plante fait que même le travail mécanique quand il est possible ne détruit pas complètement la plante et donc lui permet de produire son pollen allergisant, tout comme le broyage qui ne détruit pas non plus son système racinaire. La rotation des cultures et l’emploi du glyphosate est à ce jour la seule vraie méthode efficace. Etant moi-même allergique à cette plante je sais de quoi je parle.
Le retrait du glyphosate n’a d’ailleurs aucune justification scientifique puisque l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail propose son autorisation avec  une classification plus faible que le sel marin que nous consommons tous les jours et à forte dose dans nos assiettes. De plus le glyphosate n’est jamais appliqué sur une culture en production qui serait consommé par l’homme ou l’animal puisque le propre de cet herbicide serait de détruire la culture.
La proposition de retrait par M.Hulot n’est juste que démagogique pour plaire à une tranche de son électorat et on retrouve bien la fracture des bobos des villes contre les ruraux.
Quelques études très controversées supposeraient son épitoxicité. Cela serait d’ailleurs davantage lié aux adjuvants qui le complète que la matière active elle-même, mais encore une fois rien de prouvé scientifiquement, une supposition.
J’entends déjà les partisans du principe de précaution me dire que dès qu’il y a supposition il ne faut pas prendre de risque.
Alors je vais prendre quelques exemples de cas avérés de toxicité ou de mortalité tous les jours utilisés pour savoir si on doit les interdire immédiatement.
La voiture : 5000 morts par an, les sports d’hiver : 90 morts par an.
Les produits Ushuaïa si chers à M.Hulot contenant du Benzyle Salicylate hautement toxique
La pilule de contraception dont on retrouve 90% des procédés actifs dans le milieu naturel comme perturbateur endocrinien.
Et je ne parle pas de la cigarette, des alcools forts, de tous les conservateurs en E et de l’excès de sel dans l’alimentation tous cancérigènes…
Même le nouveau Lévotirox est plus dangereux pour l’homme que le glyphosate.
A ce que je sache personne n’ingère ni se frotte avec du glyphosate ?
Et le pire c’est que personne ne trouvera à redire, et parce qu’on n’a pas d’autres solutions, à l’importation de soja OGM directement traité en culture par du glyphosate qui restera autorisé aux USA.

Alors encore une fois qu’on foute la paix aux agriculteurs et qu’on leur donne les moyens de travailler en bons professionnels responsables et formés qu’ils sont !

samedi 5 août 2017

Réflexions estivales


Durant cette période estivale pour la plupart  les esprits se détendent et accompagnent le repos des organismes.
Néanmoins pour certains l’activité ne ralenti pas, voire même est la plus intense de l’année, c’est le cas du monde agricole tout affairé aux récoltes qui conditionnent le salaire de l’année, car comme le disent les anciens « on ne récolte qu’une fois par an », même si c’est moins vrai désormais avec les cultures de printemps.
Les récoltes cette année sont moyennes, pas catastrophiques comme l’an dernier mais pas miraculeuses non plus et extrêmement variables suivant les parcelles.
Le prix lui n’est pas à la hausse et les cours indiquent du blé à 140€/T quand le prix de revient est à 180€/T, c’est la particularité de l’agriculture, produire en dessous du coût de revient et semer neuf mois avant de connaître le prix d’achat de la récolte.
Pendant ce temps là un jeune garçon fait la une des journaux, acheté 222 millions d’Euros par un club à un autre club car footballeur. Ma première réflexion est que l’esclavage a été aboli en France en 1848 et que je ne savais pas qu’un homme pouvait être acheté même si il est payé pour son maigre travail.
Voit on une entreprise acheter un commercial ou un ouvrier ou même plusieurs à une autre entreprise ? J’imagine tout de suite la CGT dans la rue pour combattre cela.
Mais pire, le peuple qui s’est élevé contre la diminution de 5€/mois sur les APL est prêt à payer un maillot de foot à l’effigie du joueur prodige 140€. Ces même 140€ qui serviront sans doute à financer  le Qatar et donc DAESH qui viendra user de terrorisme sur le sol français et même lors d’un match de foot au Stade de France. Je ne parle même pas des 500€ la place que paieront tous ces supporters pour aller voir jouer 90mn au plus un joueur payé 30 millions d’Euro par an…
Pendant ce temps là, la nouvelle majorité à l’assemblée nationale fait son apprentissage à grand mal en faisant passer les lois du président Macron qui au passage n’hésite pas à renier quelques promesses de campagne.
L’ancien ministre de l’économie devenu président de la république découvre des comptes publics « insincères » et en profite pour supprimer des crédits annoncés par l’ancien gouvernement dont il a fait partie.
Comme les 853 millions d’Euros des fonds européens contractualisés avec les agriculteurs mais qui se sont semble t’il perdus puisqu’il a fallu trouver dans une autre poche de crédits européens pour honorer la dette. Au passage  tout ce petit montage a été validé en 2014 lorsque Macron était ministre de l’économie et des finances.
Ainsi dans cette petite affaire il ne s’agit même pas de crédits du budget français, mais de crédits européens qui font défaut sur un programme adopté en 2014. De là à penser que l’Etat français s’est servi des crédits européens pour faire sa trésorerie il y a un pas que je ne franchirai pas mais que je laisserai à chacun le soin de juger.
Il est certain d’une chose c’est que des promesses ont été faites qui ne peuvent être tenues et les grandes envolées lyriques vont vite se heurter à la réalité des caisses vides, comme la politique de développement de l’agriculture biologique que je suis activement au niveau régional et dont j’alerte tous les niveaux depuis avril.
Il en est de même de la suppression de dotations pour les collectivités qui vont tout simplement stopper les investissements des communes pourtant fer de lance de l’activité locale.
Je repense à ce budget régional que Laurent Wauquiez nous a fait voter en juin dernier avec 130 millions d’Euros d’économie tout en augmentant les subventions aux communes.

Si l’Etat français était géré comme l’est la régions Auvergne-Rhône-Alpes le budget national serait à l’équilibre en 5 ans !

mercredi 19 juillet 2017

13 milliards d’économies supplémentaires !

C’est l’annonce de Macron à destination des collectivités locales des économies que l’Etat fera en compensations diverses et variées à leur destination.
Alors qu’Hollande avait mis trois coups de rabots ces dernières années pour économiser 10 milliards d’Euros, le nouveau président finit d’enfoncer le clou et rajoute même 3 milliards de plus que ses promesses électorales.
Cela devient insupportable d’autant plus que l’Etat continue à transférer des compétences supplémentaires à ces mêmes collectivités pas toujours compensées et que le gouvernement prévoit de supprimer la taxe d’habitation qui est une des principales ressources des communes.
Qui plus est les collectivités ont souvent peu de dettes, des budgets équilibrés ce qui est loin d’être le cas de l’Etat depuis 1979.
Pour chacun se rende bien compte de l’importance de ces chiffres, pour une ville de 5000 habitants comme St Pourçain c’est 300.000€ de moins ces trois dernières années, on peut donc penser qu’il faut s’attendre que cette nouvelle économie fasse à peu près le même effet c'est-à-dire 300.000€ supplémentaires, ce qui fera 600.000€ depuis 2015.
Ma pensée va aux petites communes qui n’ayant déjà pas grandes recettes vont se retrouver bientôt sans rien du tout,  j’espère que ceux qui ont parrainé Macron auront la décence de s’en réjouir voire de montrer l’exemple, aux autres ce sera ma compassion faute de pouvoir faire mieux.
A tous ceux qui ont voté Macron et qui dépendent plus ou moins des collectivités, il faudra apprendre à se serrer la ceinture avec le sourire.
Cela va impacter inévitablement tous les services rendus par les collectivités, écoles, associations, entretien et mise à disposition des salles, terrains et installations sportives et culturelles, entretien des voiries, espaces verts, évènements festifs et tant d’autres qui vont devoir par répercussion apprendre à se serrer la ceinture.
Les fonctionnaires territoriaux vont être impactés eux aussi, la masse salariale dans une collectivité est souvent le budget le plus important, par le maintien voire la réduction des effectifs sans compter que Macron a annoncé le gel du point d’indice et prévoit de distinguer les différentes catégories de fonctionnaires pour un traitement différencié.
Les économies sur les collectivités sont les pires qui puissent être décidées car ce sont elles qui font pour une bonne part l’investissement localement, la Région Auvergne-Rhône-Alpes ne s’y est pas trompéeen pratiquant une politique inverse et subventionnant l’investissement des collectivités locales alors qu’elle-même est impactée par les économies imposées par l’Etat.
J’ai des pistes immédiates d’économies de centaines de milliards, il suffit d’abroger 50% des lois et décrets qui imposent des normes qui coûtent une fortune dans leur application et en tant qu’élu comme agriculteur je peux en faire un recueil digne de la grosseur de la pléiade.

Mais le bon sens n’existe pas à Paris, vous avez élu des énarques dont le métier est de faire toujours plus de lois pour faire des économies, c’est un antagonisme !

samedi 1 juillet 2017

+ 8 Milliards €, +130 Millions €


Que peuvent  donc signifier ces deux nombres assez gigantesques pour le commun des mortels ?
Le premier est le déficit supplémentaire de la France dissimulé par le gouvernement socialiste et le président Hollande sur le budget en 2016, le second est la somme des économies réalisées sur le budget de la Région Auvergne Rhône Alpes sur la même période.
Ainsi le budget de la France s’établit donc à un déficit de 2.176 milliards d’Euros tandis que le budget de la région Auvergne Rhône Alpes affiche un excédent de 76 millions d’Euros.
La cour des comptes pointe un budget de la France non sincère avec des comptes faux et une dette dissimulant 8 milliards de plus que ceux affichés et le budget de la Région Auvergne Rhône Alpes lui affiche 130 millions d’Euros supplémentaires d’économie alors que l’objectif était de 75 millions.
N’est-il pas une meilleure démonstration  de deux gestions aux antipodes l’une de l’autre ? Et faut-il ajouter que Laurent Wauquiez passe derrière une gestion socialiste de la région qui comme la France arrivait à bout de souffle et à la limite de la faillite ?
Que faut-il démontrer de plus qu’une gestion de droite rétablit la santé financière d’une collectivité tandis que celle de gauche l’emmène à la faillite ?
Standard & Poors a mis la note la plus haute qui puisse exister à une collectivité pour récompenser la gestion financière de la région en lui mettant AA alors que la France s’est vue dégrader par deux fois les notes de la France sous François Hollande.
Toutes ces économies ont-elles gêné le fonctionnement de la Région ? La collectivité s’en porte-t-elle plus mal ? En réalité la diminution des procédures, l’allègement du train de vie des élus, la diminution de subventions à des centaines d’associations plus ou moins fantômes ou en parallèle de la région et nombre de mesures ont permis ces économies malgré la baisse de dotation de l’Etat de plus de 52 millions d’Euros.
Cette manne dégagée sur le fonctionnement a immédiatement servi à renforcer de plus de 150 millions d’Euros le budget d’investissement pour s’établir à 868 millions d’Euros soit plus 20% par rapport à 2015.
Tandis que l’épargne brute s’était dégradée de 30% entre 2010 et 2015, elle augmente de 23% en une seule année entre 2015 et 2016 !
Si la politique que mène Laurent Wauquiez en région Auvergne-Rhône Alpes était appliquée à la France son budget deviendrait excédentaire en un seul quinquennat. Les comparaisons sont tout à fait possibles car la région désormais est de la taille d’un état ou d’un petit pays comme la Belgique ou l’Irlande.
L’agence de notation estime que les économies réalisées couplées à l’investissement supplémentaire représentent une création d’emplois de près de 15000 personnes.
Il y a 18 mois que Laurent Wauquiez et sa majorité Les Républicains, MODEM, UDI a pris le pouvoir et cette même majorité a voté le compte administratif jeudi dernier sans qu’il manque une voix, contre une opposition de gauche morcelée, divisée qui a voté contre.

C’est une leçon de gestion publique à laquelle se livrent Laurent Wauquiez, ses vice-présidents et sa majorité sur la gestion d’une collectivité et le gouvernement français ferait bien de s’inspirer de ces méthodes pour le bien de la France et des français.

samedi 24 juin 2017

Elections françaises analyse de fin....


Dimanche dernier a donc eu lieu le dernier round des élections générales en France, les plus importantes débutée par celle du président de la république suivie des législatives.
On sait ce qu’il en advient, un président élu par un formidable alignement des planètes en sa faveur mais sans doute le plus mal élu de la Ve république par une forte abstention et une assemblée nationale avec une majorité de députés à la main du président, n’ayant pour la plupart même pas été élu dans le moindre conseil municipal tout comme leur mentor le président lui-même.
Ce groupe de députés eux aussi élus avec la plus forte abstention qu’aient connue ces élections seront donc aux ordres d’une poignée d’énarques au plus haut niveau de l’Etat.
On a dit que Macron n’aurait pas de majorité et ce serait la quatrième république, moi je pense plutôt que ce sera la deuxième et son évolution vers l’empire sous Napoléon Bonaparte, d’ailleurs l’accession au pouvoir de tout ce groupe partage beaucoup de similitudes avec cette période historique de notre pays, on sait comment cela s’est terminé après l’effervescence du début.
Rien n’entrave la progression d’Emmanuel Bonaparte, il arrive même à faire élire ou disposer à bonnes places de ses amis, pourtant atteints par des affaires de moralité qui a pourtant été son cheval de bataille.
Il entraine dans son sillage tous ceux et celles qui en mal d’exercice du pouvoir sont prêts à brader toutes convictions pour une assiette de lentille, une place d’honneur ou un simple pincement de l’oreille.
La vague Macron a presque tout emporté balayant des députés ayant pourtant bien travaillé sans avoir pour autant accumulé des mandats successifs hors normes.
Dans le département ce sont deux députés sur trois dans la mouvance de Macron qui ont été élues, laissant sur le tapis la troisième au profit d’un candidat communiste, décevant au passage quelques édiles qui auraient bien vu avec cette élection manquée leur revenir quelques places, hochets ou influences pour rester ou revenir au-devant de la scène. Mais le Bourbonnais sans doute plus que les autres garde ses traditions bien ancrées et surtout ne croit pas aux mirages, mais davantage aux réalités bien connues, bien palpables ayant fait leur preuve.
Derrière cette agitation, ces feux d’artifices, ces fêtes royales il reste donc sur l’échiquier politique une gauche anéantie et une droite affaiblie. Je fais partie de ces élus de droite fidèles à mes convictions de ce que représente la droite républicaine, qui n’a pas peur de cette traversée du désert et qui reste convaincu qu’après un temps en viendra un autre. Je ne fais aucunement allusion à un quelconque calcul politique, mais bien davantage je mise sur une clarification de son paysage, qui ne croit pas au ni droite ni gauche car quelle que soit l’histoire de notre pays et des autres démocraties, il y a toujours eut affrontement des idées politiques, c’est la base même de la démocratie, Macron voudrait nous faire croire au parti unique mais il n’y a que dans les dictatures que ce système a existé. Peut-être que les curseurs vont bouger, les étalons se repositionner, mais il reviendra très vite un système bipolaire ou les forces de progrès social voudront affronter les forces du libéralisme et réciproquement.
Laissons passer tout ce brouhaha et recomposons une droite forte capable de proposer demain des idées neuves basées sur la liberté d’entreprendre, la réduction de l’Etat omnipotent et la mise en valeur du travail, du mérite et de l’effort récompensé.
Mon action au sein du conseil régional avec la confiance de Laurent Wauquiez me permet d’agir dans une majorité avec laquelle nous prouvons et prouverons plus encore que l’allègement des procédures, la réduction du fonctionnement permet d’investir davantage et de créer des emplois.

La réussite sociale passe par le plein emploi et la majorité du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes s’y emploi chaque jour avec force et détermination. 

lundi 12 juin 2017

Elections: l'histoire est un éternel recommencement


Tout comme Emmanuel Macron n’est pas mon président Pauline Rivière si elle est élu ne sera pas ma députée. Elle sera celle des électeurs de cette circonscription avec la légitimité des urnes indiscutable mais je ne me reconnais pas dans des femmes ou des hommes politiques sans convictions politiques claires. Ainsi donc je soutenais Pierre-André Périssol, pour moi la campagne électorale s’arrête là et je continue à aider indirectement Emilie Bonnivard qui sera au deuxième tour de la 3e circonscription de Savoie par mon action au conseil régional le temps de sa campagne.
J’espère pour ma circonscription un député proche du terrain, soucieux de l’extrême nécessité d’un monde rural vivant et convaincu que l’agriculture soit la première force économique de notre département, aux électeurs de faire le bon choix.
Nous risquons donc d’avoir dimanche prochain une assemblée nationale « petits pois » avec des députés aux ordres, ceux qui seront donnés par les énarques toujours et bien en place en ayant tous signé une charte les engageant à la solidarité de groupe, cela veut dire en plus clair une assemblée godillots.
Et bien entendu nous aurons un contre pouvoir dans la rue et une presse qui fera du Macron bashing d’ici deux ans. Sans compter que sur plus de 400 députés il sera impossible de faire respecter une discipline de groupe, des personnalités voudront émerger et des courants se feront en son sein.
Emmanuel Macron fustige les vieux partis, mais s’est dépêché d’en créer un à ses ordres avec toutes les affres que peut connaître son fonctionnement, les courants, les personnalités, les rivalités, les prises de pouvoir, les affaires, les petits interets mesquins et les grandes divisions de pensées.
Je reste avec mes convictions de droite, même si c’est moins à la mode, ce n’est pas la girouette qui tourne mais le vent, je suis persuadé que très vite un clivage droite-gauche reviendra, c’est le fonctionnement même de la 5e république et tant qu’elle restera en vigueur les nuages comme écran de fumée passeront mais le libéralisme affrontera toujours le progrès social sans tomber pour autant dans la lutte des classes.
A la grande différence de 2012 où je cherche toujours des électeurs ayant voté Hollande, je connais bon nombres de ceux qui ont voté pour Macron et ses petits pois, ce sera donc facile de leur demander des comptes en temps voulu.
Mais la droite a besoin d’un fort renouvellement, les électeurs ont très bien montré leur volonté, je l’ai beaucoup écouté aussi au cours de cette campagne et il faut donc trouver de nouvelles forces vives dans les acteurs de terrain qui jusqu’alors ne se sont pas découverts, une nouvelle génération de trentenaires serait la bienvenue.
Le non cumul des mandats dans le temps que j’appelle de mes vœux jouera son affaire pour ne plus avoir à l’avenir des vieux routiers de la politique dont c’est le seul métier.
Nous avons très bien vu avec ces élections que le « dégagisme » devenait un sport national et si les vieux candidats potentiels n’ont pas la sagesse de s’enlever du chemin, les électeurs le font pour eux.
Je me souviens très bien que ceux atteints par la limite d’âge aujourd’hui n’avaient pas de mots assez forts pour faire comprendre à leurs ainés qu’il fallait leur laisser la place et qu’au grand jamais ils ne feraient pareil forts de cette expérience.

L’histoire est un éternel recommencement…..

dimanche 28 mai 2017

En 2022 nous vous demanderons des comptes

Je vous rassure je n’ai aucun lien de parenté avec Richard Ferrand et heureusement car je suis très loin d’approuver ses actes tout comme son rattachement à un nouveau parti politique dont le leitmotiv est la moralité en politique.
Toutefois c’est un vieux proverbe africain qui dit qu’avant de monter au cocotier il vaut mieux avoir les fesses propres.
Ce monsieur Ferrand s’offusque aujourd’hui des reproches qu’on peut lui faire sur ses activités passées alors que devenu ministre, lui qui n’avait pas de mots assez forts pour condamner François Fillon empêtré dans le Pénélopegate malgré sa présomption d’innocence, les faits qui lui sont reprochés sont quasiment identiques.
Si nous relevons bien ce que le journal satirique du mercredi lui reproche, il s’agit là aussi d’enrichissement personnel sur le dos d’une mutuelle dont il était président. Ainsi sa compagne a loué à cette mutuelle des locaux dont elle n’était pas encore propriétaire par une SCI pas encore constituée au nez et à la barbe de deux autres concurrents. Le bail prévoit en outre des travaux à la charge du nouveau locataire. On peut dire que pour le couple Ferrand c’est plutôt une bonne affaire que les journalistes estiment à un enrichissement de 586.000€.
Certes il s’agit de fonds privés, enfin pas tout à fait puisque les sociétés mutuelles et coopératives sont régies par des statuts très proches des collectivités publiques et qui de toute façon appartiennent à une masse de petits sociétaires.
Il reste à prouver que cette affaire est légale, mais il n’est pas tant reproché à Richard Ferrand son business que ses paroles sur des acteurs politiques dont la morale est douteuse. De plus M. Ferrand est resté consultant de cette mutuelle à raison de 1200€/mois tout en portant à l’assemblée nationale une loi sur les mutuelles. Ne serait-ce pas un conflit d’intérêt ?
 Il a aussi durant son mandat embauché son fils comme attaché parlementaire alors qu’il a durant toute la campagne présidentielle vilipendé ses collègues dans la même situation.
Ainsi M. Bayrou, nouveau garde des sceaux, va porter une loi de moralisation de la vie publique avec un de ses collègues rentrant assez bien dans les critères de ce qui est condamnable par cette future loi.
Ceci dit le nouveau garde des sceaux est lui-même mis en examen pour un passage au tribunal en correctionnel pour diffamation. Je sens que les débats à l’assemblée nationale et au sénat vont être d’un bon niveau quand le ministre en charge de la loi de probité est lui-même renvoyé à un jugement au tribunal qui plus est dans l’exercice d’un mandat politique.
Emmanuel Macron a fait comme projet de son mandat le renouvellement de la vie politique et l’assainissement des vieilles pratiques. On voit qu’il va avoir du travail et que son parti et sa politique seront comme par le passé la continuité de politiciens professionnels forcément mouillés dans des affaires.
En Marche a investit près de 550 députés pour la plupart sortis de nulle part sans passé politique pour beaucoup mais avec tout de même une forte proportion de recyclage d’anciens élus trop soucieux de sauver leur siège ne sachant faire que de la politique. Je sens que si le Canard Enchaîné met son nez dans le passé des députés EM une fois élus on risque de ne pas s’ennuyer.
Dans la politique ce qui compte de plus en plus et heureusement c’est la parole publique et sa mise en œuvre.
Comme je l’avais dit en 2012 lors de l’élection de Hollande et ensuite d’une majorité à sa botte au parlement, il y aura des déçus je ne m’étais pas trompé et même bien au-delà de mes espérances.
De la même façon aujourd’hui je redis que si le président de la république dispose d’une majorité par des parlementaires à ses ordres il y aura encore plus de déçus à l’arrivée, chez les électeurs mais bien plus encore dans ces jeunes députés croyant qu’ils peuvent changer le monde.
Le problème c’est qu’en ayant supprimé le clivage droite-gauche, le recours se fera alors par les extrêmes.
Aujourd’hui je prends acte de ceux qui s’engagent dans la future majorité présidentielle, en cas d’échec ils ne devront pas fuir leurs responsabilités et se réfugier derrière aucun argument qui sera nul et non avenu. Ce seront eux à qui il faudra demander des comptes en 2022.

Alors les 11 et 18 juin si vous êtes prêts à voter pour des amateurs et assumer une responsabilité dans le probable échec par l’immobilisme, votez En Marche. Sinon vous avez le choix entre la droite et la gauche républicaine, certes moins sexy mais dont les programmes ont le mérite d’être clairs et porteurs d’idées pouvant très largement réformer le pays. 

samedi 27 mai 2017

Mon discours à l'occasion de la journée nationale de la Résistance


Nous commémorons ce jour la journée nationale de la résistance. Cette date n’est pas choisie au hasard puisque c’est celle anniversaire de la première réunion du Conseil National de la Résistance le 27 mai 1943 rue du Four en plein Paris occupé par l’Allemagne nazie.
Cette résistance s’organisait alors autour de Jean Moulin par la volonté du Général De Gaulle qui depuis Londres mettait tout en œuvre pour constituer des réseaux sur le sol de France tout comme de convaincre les alliés de la France Libre de préparer la guerre à l’envahisseur.
Le Conseil National de la Résistance devenait prêt alors à unir et coordonner les différents mouvements sous un même commandement afin que sans relâche l’ennemi soit contraint de modifier ses plans les plus odieux.
On sait tous ceux qui ont péri par cet engagement dans l’ombre, et le premier d’entre eux Jean Moulin, souvent pris sur le fait et parfois malheureusement dénoncés par des collaborateurs des Allemands poussant jusqu’à l’extrême une France divisée et fracturée.
Une fois la France libérée par la ténacité du Général De Gaulle et de ses compagnons, le CNR ont le sait posa les prémices du modèle social que nous connaissons.
Aujourd’hui dans une France heureusement en paix grâce à 60 ans de cohésion européenne, nous devons nous souvenir des valeurs de la Résistance afin que chaque jour nous ayons conscience de l’effort indispensable à notre nation.
Le courage, la défense de la République, la justice sociale et le respect d’autrui doivent être autant de drapeaux que nous devons porter, protéger et faire croitre même dans un débat politique et public nécessaire à notre système démocratique.
Les idées extrêmes d’où qu’elles viennent et quelles que soient leurs motivations ne doivent jamais prendre la place du débat libre et de la protection de nos libertés.
Chaque jour nous devons résister afin que la moindre entorse aux valeurs pour lesquelles des hommes sont tombés sous les balles ne salisse leur mémoire et n’aient pas été des héros pour rien.
Il ne reste malheureusement que très peu de résistants pour témoigner ;  aussi que les associations d’anciens combattants, le souvenir français et tous ceux de bonne volonté s’unissent comme l’ont fait les résistants de 1943, au-delà des clivages y comprit politiques qui deviennent si futiles et à contresens de cette volonté d’union que voulaient ceux pour qui nous sommes réunis ici ce soir en leur mémoire.
Pour que ces jours de mémoires gardent leur solennité et leur crédibilité aux yeux des générations futures, tous ensemble démontrons l’unité nationale dont nous avons tant besoin.

Vive la République, Vive la France. 

jeudi 25 mai 2017

Dans l'Allier votons pour Périssol, Maquin et Dugléry





Nous allons élire les 11 et 18 juin nos députés qui dirigeront au travers d’un gouvernement la France pendant 5 ans. En effet comme je l’ai ici souvent rappelé l’élection du président de la république est certes importante, mais ce n’est pas lui qui gouverne et il ne peut le faire que dans le respect de la majorité dans les deux chambres, l’assemblée nationale et le sénat ce qui fait une particularité française au milieu des démocraties et dans le respect de la 5e république.
Emmanuel Macron en nommant un premier ministre de droite, qui plus est adhérent au parti Les Républicains, a clairement tenu compte de son élection et d’une forte majorité pour une politique de droite voulue par les Français. Il aurait très bien pu nommer un premier ministre centriste en rapport avec ses convictions, mais fort de l’analyse du deuxième tour des élections présidentielles c’est un premier ministre de droite avec des ministres de droites et centre droit.
En toute évidence le président de la république tente de conforter le parti qu’il a créé, mais sans doute par clairvoyance mesure t’il la difficulté de faire élire 290 députés sans histoire politique pour constituer une majorité à l’assemblée nationale. Est-ce bien d’ailleurs d’envoyer au parlement des gens n’ayant pour la plupart jamais géré le plus humble conseil municipal en leur demandant de statuer sur des lois dans la complexité juridique que l’on connaît.
Ainsi dans le respect de la volonté des électeurs lors de l’élection du président de la république et de sa volonté même, il est impératif de lui donner une majorité stable et forte pour mener à bien les réformes à engager dont la France a besoin.
Le seul parti politique ayant un programme, constitué de femmes et d’hommes d’expérience avec le renouvellement nécessaire et capables d’avoir cette majorité au parlement c'est-à-dire l’assemblée nationale et le Sénat, c’est le parti Les Républicains et ses candidats.

Afin d’éviter le retour de la 4e république, de l’entente entre les partis au gré des lois, des motions de censure permanente du gouvernement ou du passage en force par l’article 49-3, dans notre département nous devons voter pour Pierre-André Périssol, Gabriel Maquin et Daniel Dugléry !