dimanche 4 décembre 2016

L'élection d'un Président de la vraie France

L’élection présidentielle approche et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle réserve beaucoup de surprises.
A droite les choses sont maintenant calées et François Fillon représentera la droite républicaine, une droite libérale, celle là même qui au-delà des caricatures a remis sur pied des pays comme le Canada, l’Australie ou l’Espagne, même si les comparaisons ne peuvent être à l’identique.
On l’a vu la bataille des primaires a complètement bousculé la réaction des électeurs de droite et encore plus les commentateurs, mais aujourd’hui à droite le paysage est clair.
A gauche la décision logique mais spectaculaire de François Hollande, le président de la république en place, rebat toutes les cartes des candidats potentiels et nous avançons vers une profusion de candidats.
Sur la dizaine de candidats déclarés ou encore à venir en réalité se détachera très vite la candidature de Manuel Valls. L’électorat de gauche se sait en perdition et le seul candidat qui se prétend de gauche capable d’exercer la fonction reste le premier ministre jusqu’encore quelques jours.
Il est contesté dans sa politique mais tout comme Fillon qui a été premier ministre de Sarkozy, la cinquième république a cela de porter les responsabilités du pouvoir sur le Président et non sur le premier ministre qui parait comme un homme ayant appliqué sa politique. Jospin sans la multitude de candidats en 2002 aurait pu gagner alors qu’il était en fonction. C’est d’ailleurs cette profusion de candidats qui fera sans doute perdre aussi Manuel Valls, sauf que ce dernier est un homme jeune en politique et a prouvé un charisme et un dynamisme qui a permis souvent de la comparer à Sarkozy, référence en la matière.
Il y aura certes Mélenchon qui au premier tour captera les voix d’une gauche plus radicale, comme à l’accoutumé, mais qui ne peut qu’égratigner le candidat d’une gauche socio-démocrate qui est la tendance majoritaire dans le pays, comme dans beaucoup de pays européens ayant accepté depuis longtemps l’économie de marché.
Le centre sera capté par Macron qui prendra des voix à droite et à gauche, je ne crois pas à une candidature significative, si elle voit le jour, de Bayrou qui en est à son troisième essai.
Marine Lepen avec la candidature de Fillon va avoir beaucoup de mal à faire un score qui aurait été spectaculaire avec d’autres candidats de droite, pour la simple raison qu’elle ne pourra mettre en cause de quelconques implications judiciaires de François Fillon qui sont le breuvage habituel du populisme.
Ainsi donc au deuxième tour nous aurons vraisemblablement un duel Fillon-Lepen ou Fillon-Valls.
Sauf que comme nous l’avons vu « les commentateurs » c'est-à-dire la presse bobo-gaucho-parisienne, a envie de choisir le candidat à la place du peuple, la tentative avortée de Juppé en est la preuve flagrante. Et aussi car l’élection présidentielle est le rapport d’un homme avec la France et qu’elle fait dans le passionnel plus que dans le cartésien.
En quelques mois, quelques semaines, quelques jours cette alchimie complexe fait ou défait un candidat.
Vous verrez que maintenant qu’Hollande n’est plus candidat et ce dès après Noël, il partira comme un président avec une cote de popularité la plus haute de toute l’histoire. C’est bien connu en France on adore les ex-présidents et depuis une semaine Hollande est rentré dans cette catégorie.
Fillon qui avant le premier tour des primaires de la droite passait pour un homme effacé, certes compétent mais avec une politique de l’eau tiède, est devenu un radical proche de l’extrême droite catholique intégriste.
Manuel Valls sera sans nul doute l’homme providentiel de gauche que la presse montera pour arriver à un duel de panache avec Fillon.
Le fond en politique n’y fait plus rien, tout est dans l’image surtout celle parisienne et je regrette que la presse régionale n’affirme pas davantage ce qu’elle ressent sur le terrain, elle seule est capable de refléter sans déformer la température politique du pays, par sa proximité avec le monde vrai, celui laborieux qui se bat. Les résultats des primaires de droite montraient au fur et à mesure de la soirée électorale et l’arrivée des dépouillements des grandes villes, une température politique qui se rapprochait de ce que cette presse nationale voulait voir depuis des semaines.
Le moindre faux pas des candidats, la moindre petite phrase sortant du bien pensant, fera pencher le soir ou le matin leur cote vers la victoire ou la défaite. En réalité c’est surtout la défaite des idées, des convictions, cachées par le paravent du voyeurisme qui fera ou non l’élection présidentielle, les Etats-Unis viennent d’élire un président dont la notoriété est issue de la téléréalité, quelle meilleure preuve.

J’implore la presse régionale de se démarquer des lignes tracées depuis Paris, elle seule peut refléter les aspirations du pays, sa soif de le sortir du marasme et justement d’accompagner à Paris un président de la France des provinces par sa proximité avec la vraie France.  

vendredi 11 novembre 2016

Trump a été élu et voilà pourquoi Lepen sera élue


La fracture est immense entre plusieurs catégories de français dont certains critères peuvent s’ajouter.
D’une manière générale cette fracture existe entre les urbains et les ruraux, mais aussi entre les élites et le peuple et surtout entre la plupart des hommes politiques et ceux qui votent.
Même si il est impossible de comparer ce qui vient de se passer aux USA et ce qui pourrait se passer en France car beaucoup trop de choses différent entre nos deux pays on peut constater simplement que ceux qui nous gouvernent ne représentent de plus en plus mal ceux qui les élisent, et qui de plus en plus ne les élisent plus par l’abstention.
La raison en est pourtant très simple, nos hommes politiques sont en très grande majorité des professionnels de la politique qui n’ont jamais eu d’autres soucis et de stress que de se faire élire tous les 5 ou 6 ans. Connaissez-vous un élu qui ne dort pas la nuit car il ne sait pas comment équilibrer le budget de sa collectivité ? Peut être un maire d’une commune de moins de 500 habitants et qui trouvera comme solution de réduire ses déjà maigres indemnités, mais certainement pas un élu de collectivité plus importante.
Ceux qui nous gouvernent font leurs études à Science-Po, l’ENA ou quelques autres grandes écoles, puis commencent d’apprendre leur métier dans les cabinets des présidents et enfin se font élire sur un territoire plus ou moins difficile suivant le tempérament de chacun. Et puis il y a aussi les fonctionnaires qui se lancent en politique avec leur place bien gardée au chaud au cas où cela se passe mal.
Mais combien ont été artisans, commerçants, chefs d’entreprise, de médecins, d’infirmières, d’agriculteurs, d’ouvriers et occupent des postes importants au niveau politique ? Combien d’élus ont eut personnellement à affronter le chômage tout en faisant vivre leur famille, ou a équilibrer difficilement un compte d’exploitation, ou à négocier un marché capital pour la survie de son entreprise et de ses employés, à se lever très tôt tous les matins pour être au service de ceux qui les paient ?
Pire que cela, lorsque vous venez de la « société civile » comme c’est mon cas, vos collègues élus vous regardent avec étonnement voir condescendance, mais jamais avec admiration d’être capable de mener de front le travail sur son entreprise et des fonctions électives. Au Conseil Régional je vis des moments ubuesque lorsqu’à 16h une commission commencée à 14h s’éternise un peu, des membres demandent de continuer un autre jour car deux heures de réunion cela fait trop ou alors ils quittent la salle… Moi qui monte sur ma moissonneuse batteuse à 11h pour en redescendre à 23h sans un seul arrêt et qui doit tenir compte de la météo dans un agenda fixé souvent 15 jours à l’avance.
Un collègue fonctionnaire élu m’a dit une fois « mais pourquoi tu te casses la tête à continuer de travailler avec les indemnités que tu touches ?» sans se soucier que si demain je ne suis plus élu je n’ai même pas droit au chômage… Très souvent je suis pris pour un plouc, je ne fais pas partie de la même caste.
Je n’aborderai même pas ici un point pourtant très important qu’est la quantité et la qualité du travail que devrait fournir les élus, car il y aurait aussi beaucoup à dire….
Les élections ressemblent de plus en plus à des fêtes foraines où se multiplient les candidats tous professionnels de la politiques, en quête d’un nouveau job ou du renouvellement de leur CDD, car en dehors de la politique ils ne savent rien faire.
Voilà pourquoi Marine Lepen sera élue, parce que les électeurs ont marre d’être les spectateurs de ces fêtes foraines qui ne changent rien à leurs conditions de vie quotidienne.
Et pourtant je ne voterai pas Marine Lepen, car je sais que son programme n’amène à rien et que surtout il y a toutes les solutions à tous nos problèmes et que les électeurs sont prêts à les entendre et même les appliquer ! Il suffit de leur montrer comment faire par l’exemple. L’exemplarité des hommes politiques devrait être le critère de choix des électeurs afin d’une juste représentativité des citoyens, associée à la limitation des mandats dans le temps afin de ne pas faire de la politique un métier.  
Les USA viennent d’élire Trump par le rejet des élites. Lui qui n’a jamais exercé aucun mandat politique, même pas celui de maire d’une commune de 1000 habitants se retrouvent à la tête de la première puissance mondiale. Nous aurons Marine Lepen pour les mêmes raisons, alors qu’il suffirait d’élire en France un chef d’entreprise exerçant un mandat local, il doit bien y en avoir quelques un en France.
Les médias se sont trompés, les sondeurs se sont trompés, les commentateurs se sont trompés, bref tous ceux qui vivent en parasite de la politique se sont trompés, mais le peuple ne se trompe jamais.
Marine Lepen sera le symptôme de la maladie de notre démocratie si nous ne cherchons pas à en réduire les causes. Et le premier remède à administrer est de redonner le pouvoir au peuple travailleur, celui qu’on appelle la société civile, de donner les manettes à ceux qui savent ce que c’est  que le vrai travail, celui qui enrichit la France et créé des emplois notre prochain président devra être celui qui mise sur la libération du travail et de la création des richesses. 

Il n’est pas trop tard il reste 4 mois pour un traitement de choc, nécessaire et indispensable !

mercredi 26 octobre 2016

Nous allons voter?


Les élections qui approchent, tant présidentielles que législatives, ont du mal à me motiver et je pense refléter assez bien ceux qui m’entourent ou que je représente.
Les prévisions que Marine Le Pen occupe une place prépondérante dans ces élections sont tellement claires et évidentes représentant une politique des extrêmes, sans fondement économique mais surfant sur un océan de contestations bien légitimes de la population, mettent toutes les agitations politiques des autres partis au rang de détails.
La gauche est liquéfiée et ne fera que de la figuration, tant celui qui au sommet de l’Etat la représente a aggloméré sur lui les fautes, les bassesses, les manœuvres et le pire les trahisons d’électeurs progressistes qui ne l’ont jamais élu, mais rejeté son prédécesseur.
La droite contrairement à son histoire et sa philosophie, par le principe du choix de son candidat façon téléréalité, ce qu’on appelle les primaires, offre une vision type salon de l’auto où se côtoient les belles carrosseries, les belles mécaniques et les voitures de collection.
Le 20 novembre nous devrons appuyer sur 1 sur 2 et jusqu’à 7 en payant deux Euros pour choisir le candidat, l’écurie gagnante sera celle qui aura le plus vendu.
Connaissant d’un peu plus près, à droite, les hommes politiques qui demain seront aux manettes et observant le fossé qui existe entre ce qu’ils sont réellement et comment la presse nationale les présente, me renforce dans cette sensation que tout est fait pour que l’extrême droite continue à être présentée comme le recours, le recours du vide quand il sera trop tard pour s’en apercevoir.
Plus proche de nous la course de ceux qui voudront incarner notre représentation a commencé, sans préjuger de celui qui sera élu au sommet de l’Etat. Et nous assistons là encore au ballet des hommes providentiels, souvent les mêmes depuis trente ans, ayant rarement eut une activité en entreprise hormis une exception sur Vichy qui redonne le peu d’espoir encore possible, et qui jurent tous la main sur le cœur que grâce à eux tout changera et ira mieux. Quand on sait que l’Assemblée Nationale ne sert désormais plus qu’à transposer en droit français les lois européennes à plus de 70% de son activité, on mesure à quoi va pouvoir servir un député. Ce que j’écoute au cours de mon travail auprès des citoyens par mes mandats locaux, c’est un rejet global de la politique nationale pratiquée quel que soit son niveau et un rejet qui se traduira dans les urnes par des votes extrêmes. La raison des citoyens n’y est plus, la motivation encore moins tant l’écart est immense entre ce que disent les hommes politiques nationaux et ce que vivent nos concitoyens.
La vraie politique se fait localement et les vrais leviers se font par les collectivités locales, malgré tous les bâtons qui sont mis dans les roues aux élus locaux, justement par le niveau national. Loi NOTRe, baisse des dotations, refonte des territoires, enrayement des outils de paiement sont autant de décisions prises au niveau national qui entravent l’action locale et fait perdre une énergie considérable qui serait bien mieux placée au service de l’investissement, de la création d’emplois et de richesses.
Le vrai pouvoir d’affecter de l’argent aux investissements pour l’amélioration des conditions de vie ou de travail est aux mains des mairies, des communautés de communes, des départements et des régions. Ces élus n’ont pas physiquement un carnet de chèque, mais lorsque les services de l’Etat qui ont la charge de payer ne font pas trainer les choses, le moment entre la décision prise et l’exécution réalisée il se passe moins d’un an et souvent avec des sommes considérables.
L’Etat n’a plus aucun rôle économique hormis celui de payer des fonctionnaires, l’impulsion économique se fait au niveau local.
Lorsqu’un chef d’entreprise décide de répondre à la demande d’un marché, il pourra pour construire son usine bénéficier de l’aide de la commune et de la communauté de communes pour le terrain et le lieu, du Conseil Départemental pour une aide au montage des dossiers et du Conseil Régional pour des aides financières qui peuvent être conséquentes par la gestion des fonds européens. L’Etat tatillon veillera à compliquer tout cela par l’application de toutes les réglementations possibles faisant perdre du temps et de l’argent, en faisant bon usage des lois votées par les députés.

Comment demain motiver des électeurs à voter pour l’échelon national ? En remettant l’église au milieu du village, en faisant en sorte que l’Etat ne s’occupe que du régalien, c'est-à-dire le minimum, cela évitera à ceux qui briguent les postes électifs nationaux de surenchérir de compétences qu’ils n’ont pas en laissant le pouvoir aux vraies compétences locales représentatives des électeurs. 

vendredi 14 octobre 2016

Sioule-Biogaz, la méthanisation Air-Liquide et notre chemin de croix.


Voici donc un nouvel épisode de ce qui devient un chemin de croix pour notre petite SARL par la faute de l’entreprise qui nous a vendu l’épurateur de biogaz, c'est-à-dire Air-Liquide.
Cette société qui a pourtant pignon sur rue et qui ne cesse de jouer les gros bras en public, est en réalité incapable de faire fonctionner notre épurateur qui est toujours sa propriété vu que le procès verbal de réception n’est toujours pas signé 18 mois après sa mise en route.
Depuis le 31 juillet dernier lorsque je vous racontais l’épisode de la casse du compresseur, rien n’a vraiment changé et nous n’arrivons pas à produire du biométhane par un empilement de causes de mauvais fonctionnement de l’unité de purification. Arrêts intempestifs inexpliqués, sécurités en tous genre sur des sondes de température, écoulement d’huile par des purges, mais le pire désormais et depuis la casse du compresseur c’est que nous n’arrivons plus, le peu de temps de marche, à sortir du biométhane de qualité commercialisable. La qualité en sortie d’épurateur plafonne à 95% de CH4 quelle que soit la qualité du biogaz en entrée de l’épurateur alors qu’il faudrait un minimum de 96,6% et que nous avons par le passé et temporairement atteint 98%.
Il est évident aussi qu’obtenir du biogaz de qualité par la partie méthanisation est une gageure pour nous, vu que les arrêts fréquents perturbent la biologie d’une manière considérable. Essayez de mettre un bouchon dans le derrière d’une vache régulièrement sans que puisse sortir le gaz et vous verrez si la vache tient longtemps.
Depuis juillet les techniciens d’Air-Liquide défilent sur l’installation avec à chaque fois cette impuissance devant l’impossibilité de faire fonctionner l’appareil.
Depuis 18 mois les ingénieurs du bureau d’étude d’Air-Liquide appliquent modifications sur modifications avec toujours le même résultat, le néant.
On nous a tout expliqué de la part de cette société, que cela venait de problèmes de pression de gaz, de problèmes d’écoulement de condensats, de sondes mal calibrées, j’en passe et des meilleurs sans jamais aucune amélioration voire même une dégradation puisqu’au printemps dernier nous avions réussi à injecter correctement du gaz. Je vous assure que des discours, des explications fumeuses, des conseils jusqu’à conditionner notre existence sur notre propre propriété lors de la présence d’un de leur technicien. Nous avons régulièrement à faire jusqu’à quatre personnes au téléphone, tous très intelligents et formés face à nous petits agriculteurs, pour nous expliquer que ce serait presque de notre faute si cela ne marche pas. La théorie à son apogée, mais rien de pratique.
Les interventions d’Air-Liquide deviennent maintenant même du bricolage, comme limer les aubes d’un ventilateur pour le faire tourner après son troisième passage en atelier…..
En réalité c’est problème global de conception que notre bon sens paysan analyse facilement.
Juste un seul exemple : Air-Liquide exige que nous livrions à l’entrée de l’épurateur un biogaz saturé en eau. Et savez-vous quelle est la première opération que fait le purificateur ? Sécher le gaz pour enlever l’eau…… Vous ne rêvez pas c’est la triste réalité.
Alors je vous passe tous les coudes que font les tuyaux,  qui freinent et dégradent la qualité du gaz, les purges qui ne fonctionnent pas, les températures qui montent, les charbons actifs plus ou moins saturés, l’huile du compresseur qui se promène dans les tuyaux, j’en passe et des meilleures.
Nous avons heureusement toutes les données enregistrées automatiquement du côté méthanisation et nous prenons des dizaines de photos à chaque élément découvert et qui nous semble bizarre. 
La situation est affligeante et moralement épuisante devant l’immobilisme d’Air-Liquide, son incompétence à régler les problèmes et nous ne tenons que grâce au soutien qui ne sera pas inépuisable de notre banquier le Crédit Agricole et de quelques amis.

La situation n’a que trop duré désormais, et nous demandons maintenant à Air-Liquide de prendre une décision définitive qui arrête le massacre car cette grosse société nous détruit moralement, financièrement et presque physiquement. 

Ma lettre de conseiller régional de septembre

Ma lettre de conseiller régional

vendredi 23 septembre 2016

Une session plénière consacrée à la ruralité.


Nous avons vécu hier une session plénière intense avec un ordre du jour chargé majoritairement axé sur la défense de la ruralité.
La nouvelle majorité à laquelle j’appartiens autour de Laurent Wauquiez en à peine 6 mois d’exercice change complètement les orientations des aides en faveur des collectivités grâce à un plan sans précédent d’économies sur le fonctionnement
Avant c’était le millefeuille des différentes structures
Avant c’était des sommes englouties dans le fonctionnement
Avant c’était des frais considérables engagés par les élus dans leur mission
Avant c’était un aréopage de collaborateurs autour des élus
Avant c’était des frais de taxi qui s’envolaient
Avant c’était des millions d’Euros en subventions à des associations activistes
Avant c’était des associations satellites engouffrant des millions d’Euros
Maintenant plus rien de tout cela ! Et nous économisons de fait 30 millions d’Euros par an.

Cette économie doit aller à l’investissement et au rétablissement des valeurs.
C’est pour cela que les fédérations de chasse vont bénéficier pour la première fois de 1 million d’Euros par an, car les chasseurs sont aussi les garants de la biodiversité et du contrôle des ravageurs qui font tant de mal aux cultures des agriculteurs.
Mais surtout cette économie va aller aux communes et aux communautés de communes rurales car ce sont elles qui font vivre l’économie et qui investissent en créant directement et indirectement des milliers d’emplois auprès des artisans qui réalisent les travaux.
Et pour cela fini les superstructures compliquées pour lesquelles les communes avec peu de moyens administratifs devaient remplir des dossiers jamais complets pour essuyer au final un refus.
Désormais le plan ruralité et le plan bourgs centre s’adressent directement aux petites collectivités en subventionnant jusqu’à 40% de leurs investissements directement avec la région sans intermédiaire et grâce aux conseillers régionaux de terrain.
C’est 60 millions d’Euros sur 3 ans consacrés à ces plans !

Ces plans ont été adoptés à une très large majorité, sauf systématiquement par le parti socialiste qui a voté contre. Et nous avons tout entendu des élus de ce groupe à l’encontre des ces plans par le moyen de dizaines d’amendements dans le but de toujours complexifier le système.
Commissions, groupes de travail, grilles d’évaluation, filtres des collectivités tutélaires etc… pour toujours essayer de rendre les choses plus compliquées.

Très rapidement je vais aller à la rencontre des élus et recueillir leurs souhaits afin de leur faire bénéficier d’un maximum d’aides pour aider leurs communes là où l’Etat se désengage par la baisse des dotations.


Nous voulons prouver que c’est possible ! Oui c’est possible de bien gérer une collectivité, c’est possible d’alléger le fonctionnement pour redonner un nouveau souffle à l’investissement car il n’y a que cette solution pour créer de l’activité et de l’emploi  aux habitants de notre région. 

samedi 17 septembre 2016

Regardez ce film! la prédation par le loup est danger pour nos campagnes.

Regardez ce film! Il nous a été diffusé hier en commission agricole à la demande d'Emilie Bonnivard afin que nous prenions conscience des dégâts du loup sur les troupeaux de moutons, mais bien au-delà sur les hommes.
Nous avons eu le témoignage d'élus locaux qui nous ont fait partager le drame que vivent les éleveurs mais aussi toute la population qui ne se sent plus en sécurité. Combien de suicides d'éleveurs? combien de divorces car la femme ne supportait plus cette vie?
Mais ce sont aussi des villages entiers qui se désertisent car les éleveurs arrêtent, les pâturages s'enfrichent, le tourisme fuit. C'est aussi des montagnes entières qui ne sont plus entretenues avec des incendies et des avalanches car l'herbe brûle ou ne retient plus la neige. 
Le loup attaque la nuit mais aussi maintenant le jour. Faudra t'il attendre qu'un enfant soit attaqué en période de vacances de neige pour réagir? 
Savez vous qu'un loup coûte à la société 100.000€/an directement ou indirectement, c'est 17 millions d'Euros qui seront engagés en fonds européens à cet effet. N'y a t'il pas meilleure utilisation de cet argent? 
En commission, les écologistes si prompts à donner des leçons étaient bizarrement absents hier. Une seule a pointé le bout de son nez en cours de séance et n'est même pas restée jusqu'à la fin. C'est exactement la révélation que la protection du loup a été décidé par un pouvoir dogmatique en ville très éloigné de la ruralité et refusant tout débat!
Je demande que ce film soit diffusé en séance plénière jeudi prochain au Conseil Régional.






samedi 6 août 2016

Loi sur la biodiversité, ou la fable du lapin et du renard.

La loi sur la biodiversité a été adoptée le mois dernier et est l’aboutissement d’un long travail des Khmers Verts qui préconisent la décroissance et le retour du tout naturel et des droits de la nature sur l’homme.
Leur plus belle victoire est sans doute l’interdiction des produits de défense des plantes à base de néonicotinoïdes. Cette idée née dans la tête des très influents bobos des grandes villes s’appuie sur le fait que ces substances font mourir les abeilles. Des centaines de chercheurs ont prouvé que la mort des abeilles est multifactorielle et que ces produits sont la plupart du temps pour rien dans la mort de ces insectes. Comment expliquer sinon que dans les zones de montagnes ou toutes zones où les grandes cultures sont absentes les abeilles meurent autant sinon plus que dans les zones de grandes cultures ? Comment se fait il que les semenciers dont je fais partie élèvent des abeilles et emploient des ruches pour la pollinisation de leurs cultures traitées avec ces substances sans constater de mort d’abeilles ? Comment se fait il qu’on constate aujourd’hui plus de morts d’abeilles avec des produits en enrobage de semence alors qu’il y a vingt ans pour combattre les mêmes nuisibles on pulvérisait des milliers de litres sur les cultures avec des produits clairement toxiques pour les abeilles ? Les abeilles s’élèvent comme un troupeau de vache, qu’il faut nourrir l’hiver, qu’il faut soigner lorsque des parasites comme le varroa les attaquent.
Oui sans doute que chez les bobos-écolo apprentis apiculteurs qui élèvent les abeilles comme ils ressentent la nature, c'est-à-dire sans action de l’homme, les abeilles meurent ou plutôt ils les laissent mourir.
Depuis 20 ans la recherche a fait des progrès considérables afin de sélectionner les nuisibles à détruire en préservant la faune et la flore utile. Et les méthodes des agriculteurs ont aussi évolué dans le sens de la préservation de cette faune qualifiée techniquement d’auxiliaire.
J’emploi aujourd’hui pour détruire des mauvaises herbes des produits à la dose de 10 grammes par hectare avec une rémanence (durée d’action) de quelques jours là où quand je m’installais en 1994 j’employais dans le même but des produits à 5 kg par hectare avec une rémanence de deux mois.
Mais le législateur n’étant plus majoritaire dans le pays veut aller encore plus loin, sentant la fin de règne fait passer des lois dans le but de ne pas perdre trop d’électeurs écologistes le ventre repu, lors des prochaines élections, l'écologie politicienne. 
Car en effet dans les autres pays la question ne se pose pas et tant de lois abjectes n’existent pas, surtout là où on a faim, ce qui créé encore une fois une distorsion de concurrence sur le commerce mondial. On finit par préférer acheter de la malbouffe étrangère traitée avec les pires produits, par défaut de l’agriculture de notre pays n’arrivant plus à produire pour satisfaire les besoins de sa population noyée sous les contraintes, notamment écologistes.
Et ce phénomène ne touche pas que l’agriculture, il y a encore le loup dans nos montagne qui fut éradiqué au 19e siècle qu’il faut désormais laisser prospérer jusqu’au jour où un de ces animaux s’attaquera à un enfant comme il le faisait avant sa destruction. Quel intérêt pour la nature que la vie du loup dans nos montagne, sinon satisfaire les bobos parisiens bétonneurs-pollueurs culpabilisant dans leurs appartements, d’une impression de repentance.
Il ne faut plus non plus désherber les villes, les trottoirs, les cimetières, les voies de chemin de fer ou toute autre surface non cultivée et non agricole.
Alors la nature reprendra ses droits inévitablement, mais la société est elle vraiment prête à ce choc ?
Est-elle prête à accepter des enfants tués sur les routes ne pouvant plus marcher sur les trottoirs enherbés ? Est-elle prête à accepter les retards et annulations de trains par les feux de broussailles envahissant les bas côtés du ballast ? Est-elle prête à accepter que des accidents de la route ou de chemin de fer soient de plus en plus nombreux par la traversée d’animaux proliférant dans les toujours plus nombreuses réserves naturelles ? Est-elle prête à accepter que des cultures soient entièrement détruites par des insectes nuisibles et de devoir importer de la nourriture de pays où ces cultures sont traitées ? Est-elle prête à accepter que l’ergot du blé faute de traitement soit de plus en plus présent dans la farine du pain et fasse des centaines de morts ? Est-elle prête à accepter que la bactérie E-Coli empoisonne notre nourriture comme elle le fait parfois dans celle biologique ? Est-elle prête à accepter que les moustiques propagent de plus en plus de maladies mortelles pour l’homme, que les traitements par insecticides des agriculteurs arrivaient à contenir collatéralement ? Est-elle prête à subir les allergies en tout genre comme l’ambroisie que les agriculteurs ne détruisent plus faute de produits adaptés ? Est-elle prête à sous payer des migrants arrachant l’herbe dans les cimetières qu’elle ne voudra pas faire par la rudesse de la tâche en plein soleil ? Est-elle prête à accepter que des vies humaines soient perdues par la faute directe ou indirecte de la nature ?
Car la nature non contrôlée ce n’est pas le jardin d’Eden ni ce qu’on peut lire dans toutes les revues bien pensante, la nature non contrôlée c’est la loi du plus fort et si l’homme jette les armes c’est comme si il disait adieu à sa vie sur terre car la nature sera la plus forte et le détruira.
Je me suis mis à penser à écrire cet article lorsque ce matin à l’aube visitant mon champ de maïs, j’ai pu observer un phénomène très naturel : un renard attrapant un pauvre petit lapin de quelques jours, lui plantant ses crocs dans le cou alors qu’il gigotait se savant perdu, le renard lui arrachant la tête et alors que le sang se répandait sur le sol commença à l’éviscérer pour en faire son déjeuner….

En moins de deux minutes la nature fut la plus forte pour un petit lapin qui ne demandait qu’à vivre.