samedi 6 août 2016

Loi sur la biodiversité, ou la fable du lapin et du renard.

La loi sur la biodiversité a été adoptée le mois dernier et est l’aboutissement d’un long travail des Khmers Verts qui préconisent la décroissance et le retour du tout naturel et des droits de la nature sur l’homme.
Leur plus belle victoire est sans doute l’interdiction des produits de défense des plantes à base de néonicotinoïdes. Cette idée née dans la tête des très influents bobos des grandes villes s’appuie sur le fait que ces substances font mourir les abeilles. Des centaines de chercheurs ont prouvé que la mort des abeilles est multifactorielle et que ces produits sont la plupart du temps pour rien dans la mort de ces insectes. Comment expliquer sinon que dans les zones de montagnes ou toutes zones où les grandes cultures sont absentes les abeilles meurent autant sinon plus que dans les zones de grandes cultures ? Comment se fait il que les semenciers dont je fais partie élèvent des abeilles et emploient des ruches pour la pollinisation de leurs cultures traitées avec ces substances sans constater de mort d’abeilles ? Comment se fait il qu’on constate aujourd’hui plus de morts d’abeilles avec des produits en enrobage de semence alors qu’il y a vingt ans pour combattre les mêmes nuisibles on pulvérisait des milliers de litres sur les cultures avec des produits clairement toxiques pour les abeilles ? Les abeilles s’élèvent comme un troupeau de vache, qu’il faut nourrir l’hiver, qu’il faut soigner lorsque des parasites comme le varroa les attaquent.
Oui sans doute que chez les bobos-écolo apprentis apiculteurs qui élèvent les abeilles comme ils ressentent la nature, c'est-à-dire sans action de l’homme, les abeilles meurent ou plutôt ils les laissent mourir.
Depuis 20 ans la recherche a fait des progrès considérables afin de sélectionner les nuisibles à détruire en préservant la faune et la flore utile. Et les méthodes des agriculteurs ont aussi évolué dans le sens de la préservation de cette faune qualifiée techniquement d’auxiliaire.
J’emploi aujourd’hui pour détruire des mauvaises herbes des produits à la dose de 10 grammes par hectare avec une rémanence (durée d’action) de quelques jours là où quand je m’installais en 1994 j’employais dans le même but des produits à 5 kg par hectare avec une rémanence de deux mois.
Mais le législateur n’étant plus majoritaire dans le pays veut aller encore plus loin, sentant la fin de règne fait passer des lois dans le but de ne pas perdre trop d’électeurs écologistes le ventre repu, lors des prochaines élections, l'écologie politicienne. 
Car en effet dans les autres pays la question ne se pose pas et tant de lois abjectes n’existent pas, surtout là où on a faim, ce qui créé encore une fois une distorsion de concurrence sur le commerce mondial. On finit par préférer acheter de la malbouffe étrangère traitée avec les pires produits, par défaut de l’agriculture de notre pays n’arrivant plus à produire pour satisfaire les besoins de sa population noyée sous les contraintes, notamment écologistes.
Et ce phénomène ne touche pas que l’agriculture, il y a encore le loup dans nos montagne qui fut éradiqué au 19e siècle qu’il faut désormais laisser prospérer jusqu’au jour où un de ces animaux s’attaquera à un enfant comme il le faisait avant sa destruction. Quel intérêt pour la nature que la vie du loup dans nos montagne, sinon satisfaire les bobos parisiens bétonneurs-pollueurs culpabilisant dans leurs appartements, d’une impression de repentance.
Il ne faut plus non plus désherber les villes, les trottoirs, les cimetières, les voies de chemin de fer ou toute autre surface non cultivée et non agricole.
Alors la nature reprendra ses droits inévitablement, mais la société est elle vraiment prête à ce choc ?
Est-elle prête à accepter des enfants tués sur les routes ne pouvant plus marcher sur les trottoirs enherbés ? Est-elle prête à accepter les retards et annulations de trains par les feux de broussailles envahissant les bas côtés du ballast ? Est-elle prête à accepter que des accidents de la route ou de chemin de fer soient de plus en plus nombreux par la traversée d’animaux proliférant dans les toujours plus nombreuses réserves naturelles ? Est-elle prête à accepter que des cultures soient entièrement détruites par des insectes nuisibles et de devoir importer de la nourriture de pays où ces cultures sont traitées ? Est-elle prête à accepter que l’ergot du blé faute de traitement soit de plus en plus présent dans la farine du pain et fasse des centaines de morts ? Est-elle prête à accepter que la bactérie E-Coli empoisonne notre nourriture comme elle le fait parfois dans celle biologique ? Est-elle prête à accepter que les moustiques propagent de plus en plus de maladies mortelles pour l’homme, que les traitements par insecticides des agriculteurs arrivaient à contenir collatéralement ? Est-elle prête à subir les allergies en tout genre comme l’ambroisie que les agriculteurs ne détruisent plus faute de produits adaptés ? Est-elle prête à sous payer des migrants arrachant l’herbe dans les cimetières qu’elle ne voudra pas faire par la rudesse de la tâche en plein soleil ? Est-elle prête à accepter que des vies humaines soient perdues par la faute directe ou indirecte de la nature ?
Car la nature non contrôlée ce n’est pas le jardin d’Eden ni ce qu’on peut lire dans toutes les revues bien pensante, la nature non contrôlée c’est la loi du plus fort et si l’homme jette les armes c’est comme si il disait adieu à sa vie sur terre car la nature sera la plus forte et le détruira.
Je me suis mis à penser à écrire cet article lorsque ce matin à l’aube visitant mon champ de maïs, j’ai pu observer un phénomène très naturel : un renard attrapant un pauvre petit lapin de quelques jours, lui plantant ses crocs dans le cou alors qu’il gigotait se savant perdu, le renard lui arrachant la tête et alors que le sang se répandait sur le sol commença à l’éviscérer pour en faire son déjeuner….

En moins de deux minutes la nature fut la plus forte pour un petit lapin qui ne demandait qu’à vivre.  

dimanche 31 juillet 2016

Sioule-Biogaz, si vous voulez vous occuper lancez vous dans la méthanisation avec injection de biométhane


Depuis mon dernier article il s’est passé pas mal de choses et les quelques espoirs sur le fonctionnement du purificateur Air-Liquide se sont effondrés.  Le 30 mai le purificateur s’est arrêté et impossible de le remettre en route. Un technicien est venu et après plusieurs tentatives le compresseur, pièce maîtresse, s’est cassé sans qu’à ce jour nous n’ayons eu l’explication et sans doute la saurons-nous jamais, bien que nous ayons notre petite idée. Résultat 30 jours d’arrêt de production et la perte d’exploitation qui va avec, qu’Air-Liquide n’entend pas dédommager, pas plus que les jours d’arrêts depuis 1 an de leur fait. Une fois le compresseur remis à neuf, la panne initiale n’étant pas trouvée pour autant, la cause fut enfin trouvée, c’était un filtre bouché par l’huile du compresseur.
En bon paysan que je suis lorsque mon tracteur ne veut pas démarrer et qu’il étouffe au bout de quelques minutes je sais que cela vient ou du filtre à gasoil ou du filtre à air. Et en quelques minutes je trouve la panne. Chez Air-Liquide il a fallu des jours de recherche par des ingénieurs et des vérifications à n’en plus finir au bureau et sur le terrain  sur tout, sauf le filtre. Sont venus s’ajouter à cela des défauts de sondes en tout genre et qui bien entendu bloquent tout, car la sécurité chez Air-Liquide est primordiale, je pense même que quand ils conçoivent une installation ils commencent par là, mais résultat à force de sécurité rien ne fonctionne.
Une fois donc le purificateur en état de refonctionner avec tout plein de défauts non résolus, il a fallu relancer la méthanisation qui était bloquée par le non soutirage de gaz et donc la saturation en H2S et c’est encore au moins un mois pour obtenir du gaz à peu près conforme. La méthanisation c’est de la biologie, imaginez une vache à qui vous mettez un bouchon dans le cul, soit elle crève, au mieux elle devient malade et ce n’est pas parce que vous enlevez le bouchon que le gaz se met à sortir en quantité et en qualité.
Evidemment cette perte de production durant presque 2 mois met à mal notre business plan et il faut encore une fois la patience et la compréhension du Crédit Agricole qui attend, le soutien de nos actionnaires, l’aide d’amis tant techniques que financiers pour réajuster tout ce qui peut l’être, et GRDF toujours fidèle qui s’adapte à notre situation.
Au stade où nous en sommes nous pouvons dire que la méthanisation avec injection de biométhane est chronophage à un niveau qu’on n’imagine pas, c’est comme un éleveur qui ferait des vêlages toute l’année, tant la surveillance doit être en permanence.
Et économiquement à moins de disposer de capitaux très importants, ou que ce soit porté par une  collectivité qui ne regarde pas trop la rentabilité cette énergie renouvelable ne rapporte pas grand-chose aux prix de risques très importants.
Pour discuter avec beaucoup d’acteurs dans le monde de la méthanisation et particulièrement l’injection de biométhane, hormis quelques cas particuliers ou de très grosses unités portées par des entreprises ou des collectivités, la rentabilité est plus faible qu’annoncée sur le papier car l’évaluation de la production est très souvent surévaluée et les pertes de rendement soit par la complexité de la chaine qui forme l’ensemble en multipliant les sources de pannes ou par les causes de non-conformité du gaz diminuent fortement cette rentabilité. Il ne faut pas chercher à faire fortune dans ce secteur.
Dans le cas de l’injection il y a trois maillons de la chaine très souvent portés par trois acteurs différents, la méthanisation, la purification et l’injection.  C’est donc trois fois plus de sources de pannes, trois fois plus de sources de conflits entre entreprises différentes se rejetant la responsabilité et trois fois plus de raisons pour l’exploitant de ne pas pouvoir commercialiser du gaz.
Les porteurs de projets ou les banquiers qui nous appellent pour avoir des renseignements ont tous bien conscience de cela et c’est sans doute la chose qui les freine le plus. La solution pour permettre l’essor de cette filière passe par l’assouplissement des normes de qualité du gaz, je ne cesserai de le répéter et par la création de groupes industriels capables de livrer clés en main l’unité au complet maîtrisant les trois maillons de la chaine. Et je n’invente rien c’est comme cela que ça se fait à l’étranger et c’est d’ailleurs la raison de leur plus forte progression sur cette énergie.
C’est d’ailleurs fou que cela n’arrive pas à se faire ne serait-ce par ENGIE qui rappelons le est « propriétaire » de GRDF, et qui est une entreprise capable de maîtriser la totalité de la chaine en s’associant avec des entreprises compétentes et livrer à des exploitants à qui elle achèterait le gaz produit.
Cette production est davantage industrielle qu’agricole et les entreprises industrielles n’ont pas la souplesse et la débrouillardise du monde agricole pour s’adapter à celui-ci qui est pourtant la première source de matière pour produire du biogaz.
Rappelez-vous de cet adage  qui est l’exact résumé de la situation que nous vivons :
La théorie c’est quand on sait tout alors que rien ne fonctionne.
La pratique c’est quand tout fonctionne bien que l’on ne sache pourquoi.
Les industriels c’est la théorie et le monde agricole c’est la pratique. Comment faire accepter à un industriel bardé d’ingénieurs qu’il faille faire confiance au bon sens du paysan qui a les solutions sans les expliquer.

Rendez-vous à un prochain épisode.

lundi 18 juillet 2016

Mon travail de conseiller régional


Date
activités
Lieu
Lundi 11
Réunion CRSD 277
Agrotechnopole réunion programme
Varennes sur Allier
IRSTEA Montoldre
Mardi 12
Très Haut débit numérique com-com Gannat
Contacts services
Contacts groupe LR-DVD-SC
Contacts services agricoles
Contacts cabinet Président
Gannat
Courriels
Courriels
Courriels
Courriels
Mercredi  13
Contacts services agricoles
Courriels
Jeudi 14
 
 
Vendredi  15
Contacts cabinet Président
Contacts services aux élus
Courriels
Courriels
Samedi 16
 
 
Dimanche 17
 
 

dimanche 10 juillet 2016

Mon travail de conseiller régional


Date
activités
Lieu
Lundi 4
Contacts cabinet
Courriels
Mardi 5
Rencontre des élus com-com bassin de Gannat
St Germain de Salles
Mercredi  6
Contact cabinet président
Courriels
Jeudi 7
Réunion RID agricole
Session plénière
SAGE Allier
Lyon
Lyon
St Germain des Fossés
Vendredi  8
Contacts services apprentissage
Courriels
Samedi 9
Visite Street Art
St Pourçain
Dimanche 10
 
 

dimanche 3 juillet 2016

Mon travail de Conseiller Régional


activités
Lieu
Contacts groupe LR-DVD-SE
Courriels
Mardi 28
Conseil administration Lycée G.Eiffel
Gannat
Mercredi  29
Contacts élus com-com Le Donjon
Contact cabinet président
Contacts groupe LR-DVD-SE
Telephone
Courriel
Courriels
Jeudi 30
Commission Energie Environnement
Représentation d’E.Bonnivard au SESRI
Lyon
Lyon
Vendredi  1
Commission relations internationales commerce agricole
Commission agriculture
Lyon
Lyon
Samedi 2
 
 
Dimanche 3
 
 

mardi 28 juin 2016

Le droit du peuple à décider pour lui-même?


En Grande-Bretagne, pour pouvoir aller chercher des voix supplémentaires John Cameron a promis au cours de la dernière campagne électorale, un référendum sur la sortie de son pays de l’Europe.

Chose promise, chose due et le referendum donna comme résultat….la sortie, ce qu’on appelle le Brexit avec plutôt une majorité confortable.
Presqu’au même moment en France le gouvernement pour trancher de la construction du nouvel aéroport de Nantes sur la commune de Notre Dame des Landes organisait une consultation citoyenne pour demander aux habitants de se prononcer sur le bien fondé de cet équipement supplémentaire et la réponse fut oui.
Dans les deux cas le point commun est que ceux qui ont voté majoritairement se sont volontairement assis sur le « bien pensant » sur les idées généreuses ou à contre courant d’une presse elle aussi bien pensante.
Les électeurs ont d’abord pensé et majoritairement à ce qui pouvait être bien pour eux dans les conditions de leurs connaissances!
Sur l’aéroport, pas grand-chose à ajouter qui n’ait été dit, simplement le juste retour des choses face à des mouvements écologistes qui ne représentent pas plus de 2% des électeurs sans accord de partis, et des zadistes marginaux qui ne valident les consultations que lorsqu’elles leur donnent raison et surtout une forte volonté des habitants de la région de Nantes souhaitant du développement économique.
Sur le Brexit par contre nous assistons à un mouvement de fond, qui si il était reproduit dans d’autres pays donnerait sans doute le même résultat. En effet l’idée généreuse et grande d’une Europe unie constituant une nation homogène au service de ses citoyens a été complètement détruite par un pouvoir administratif zélé, obscurantiste, ne vivant que sur lui-même et loin de toutes les réalités si diverses selon les pays et complètement abstrait pour le citoyen de base.
On peut clairement parler d’une administration européenne totalitaire et hyper normative.
Rien d’étonnant donc, à ce que les pays et leurs peuples trompés par tant d’espoir déçu se disent qu’en fin de compte ce ne pourrait être pire indépendamment et au moins avec la possibilité de connaître et toucher ceux qui sont élus et sensés gouverner.
L’histoire a déjà connu de tels phénomènes, il n’y a pas si longtemps et après analyse pas si différents.
Rappelez-vous l’URSS, cet état nation qui voulait au nom d’un dogme faire le bonheur de peuples et de pays différents réunis sous un même pouvoir politique. On votait en URSS, certes il n’y avait qu’un seul candidat ou une seule question, mais rappelez-vous les différents traités européens, quand il y avait plusieurs questions tous les partis étaient unanimes ou si la réponse était négative on trouvait une solution pour faire passer tout de même la bonne réponse, celle voulue par le pouvoir en place. la démocratie orientée ou dirigée ne différencie pas beaucoup de  la démocratie totalitaire.  
Et qu’est devenu l’URSS ? Et que sont devenus les états membres ? Est-ce pour autant que les peuples ont disparu de la surface de la terre ? Les pays ont rebondi avec plus ou moins de succès, plus ou moins de démocratie, plus ou moins de bonheur de vivre suivant la culture de chacun.
L’histoire est un éternel recommencement, et il ne faut pas dramatiser le Brexit et peut être d’autres à venir si c’est la volonté des peuples à disposer d’eux-mêmes. Le débat si il est démocratique doit exister et le peuple seul a le droit de faire des erreurs car de toute façon c’est lui qui paie au final, y comprit lorsque ce sont des erreurs de ses dirigeants.
La création de grandes structures, de grands états, de grosses collectivités qui éloignent les pouvoirs du citoyen ne fonctionne que très difficilement et amène dans tous les cas au mieux l’incompréhension au pire la désaffection du citoyen électeur, acteur de la démocratie.

La loi NOTRe oblige aux communautés de communes de se rassembler et de fusionner, mais si on demandait aux électeurs de choisir quelle serait sa réponse ?

dimanche 26 juin 2016

Mon travail de Conseiller Régional


Date
activités
Lieu
Lundi 20
Conseil de centre CFA Neuvy
Neuvy
Mardi 21
Réunion GL Events salon innovation
Conseil administration Lycée Balise de Vigenère
Clermont Ferrand
St Pourçain
Mercredi  22
Visite M.Saddier et E.Bonnivard dans l’Allier
Contacts services économiques
Montluçon/Moulins
Courriels
Jeudi 23
Assemblée Plénière
Contacts services agricoles
Lyon
Courriels
Vendredi  24
Contacts services agricoles
Courriels
Samedi 25
 
 
Dimanche 26
 
 

dimanche 19 juin 2016

Mon travail de conseiller régional


Date
activités
Lieu
Lundi 13
Visite entreprise Vicat invitation DCF
Contacts groupe LR-DVD-SE
Travaille dossiers assemblée plénière
Contacts cabinet président
Travail SRDEII
Crechy
Courriels
Courriels/téléphone
Courriels
Courriels
Mardi 14
Réunion concertation fonds européens
Contacts cabinet président
Contacts agence de l’eau
Clermont
Courriels
Courriels
Mercredi  15
Rencontre présidente de la CNR
Rencontre MFR Allier
Contacts cabinet président
Lyon
St Pourçain
Courriels
Jeudi 16
AG du CEEA
Travail préparation commissions
Louchy
Courriels/Téléphone
Vendredi  17
Réunion des élus agricoles de la majorité
Commission commerce international
Commission agricole
Travail SRDEII
Contacts cabinet VP agricole
Lyon
Lyon
Lyon
Courriels
Courriels
Samedi 18
 
 
Dimanche 19
 
 


Voilà six mois que les électeurs ont bien voulu me faire confiance pour les représenter dans le fonctionnement de cette grande nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes.
Si le début a pu être difficile notamment pour trouver ses marques et comprendre le fonctionnement de cette machine imposante, désormais c’est avec plaisir que je peux agir concrètement au service de ceux qui m’ont élu.
Certes cela demande un investissement personnel conséquent en temps et disponibilité, mais le travail est très intéressant pour ce qui me concerne.
Je coopère sous la responsabilité d’Emilie Bonnivard la vice-présidente chargée de l’agriculture avec mes collègues et les fonctionnaires des services à rendre la région et ses compétences plus efficaces, plus proche des citoyens et de leurs préoccupations.
En ce qui concerne les fonctionnaires, le flottement du début de mandat causé essentiellement par le changement de la façon de travailler entre des majorités politiques différentes, est maintenant estompé, ceux qui ne pouvaient travailler avec notre majorité se sont éclipsés et j’ai trouvé dans tous ceux avec lesquels je travaille, des gens compétents, soucieux de défendre l’intérêt de la région, d’une capacité de travail extraordinaire et une volonté forte d’exécuter les souhaits politiques des élus. Sans doute ont-ils été surpris au départ de l’implication forte des élus au quotidien et sur tous les sujets, mais désormais ils ont compris que chacun devait jouer son rôle.
Pour les élus, j’appartiens à une majorité jusque là sans faille avec un groupe Les Républicains, divers droite et société civile fort et qui débat sur les questions de fond. L’exécutif et le premier membre son président Laurent Wauquiez est d’une approche très facile, directe et le dialogue se fait par tous les moyens modernes de communication sans retenue. Les vice-présidents suivent le même chemin et chacun reste disponible pour les élus de la base et font appel aux compétences et au soutien de chacun en cas de besoin sur certains sujets.
Je travaille particulièrement aux côté d’Emilie Bonnivard la vice-présidente en charge de l’agriculture, la ruralité, la forêt, la viticulture et les produits du terroir, plus particulièrement sur les dossiers de l’eau et de la recherche innovation. Il m’arrive aussi, étant le seul agriculteur de la région Auvergne dans la majorité, de la suppléer sur la gestion des fonds européens pour la partie Auvergne, tout cela dans un fonctionnement hiérarchique sans faille et avec une grande confiance réciproque.
Je suis amené à rencontrer beaucoup de gens et particulièrement certains très importants dans leurs domaines qui sont soit décideurs pour toute la région soit ayant une influence forte sur l’économie, l’agriculture ou les services dans la région.
Il faut par contre beaucoup voyager et la disponibilité est consommée par énormément de temps de déplacement dans toute la région.
Mais lorsque je travaille sur des dossiers concrets, comme le contrat de restructuration de la base aérienne de Varennes sur Allier en apportant des fonds européens très importants, c’est une réelle satisfaction d’obtenir du résultat.
Tout comme quand  Laurent Wauquiez me donne la possibilité d’offrir à des jeunes de St Pourçain  un spectacle gratuit à Clermont.
Alors il y a les séances d’assemblée plénières ou de commissions. En commission la discussion est sans doute la plus constructive mais en assemblée, c’est une pièce de théâtre où la politique prend le dessus et c’est une formalité nécessaire.
Mais le travail se fait pour la plupart des décisions prises, lors de réunions avec les acteurs de terrain ou en travail avec les services.
La région est devenue un petit état possédant de réelles compétences, de réels moyens d’action mais avec une proximité incroyable et la possibilité d’agir au plus prêt de ceux qui nous ont élu.

samedi 18 juin 2016

Mon discours à l'occasion de la commémoration de l'appel du 18 juin 1940 à St Pourçain


Comme chacun le sait l’appel du Général de Gaulle le 18 juin 1940 n’a été entendu de quasiment personne faute de moyen de diffusion adapté à l’auditoire visé.
Ce message a d’ailleurs failli ne jamais être diffusé tant il fut l’objet d’un affrontement entre le Général de Gaulle et Churchill  qui ne voyait pas d’un bon œil cet officier français portant les étoiles provisoirement et les tractations furent laborieuses avant sa diffusion dans les locaux de la BBC.
L’appel que nous avons tous entendu n’est d’ailleurs pas celui du 18 juin, qui n’a pas été enregistré, mais celui du 22 juin 1940 qui est très similaire mais de manière plus étoffée et qui lui a été enregistré et diffusé plusieurs fois.
Mon propos n’est pas d’expliquer l’histoire, mais de faire prendre conscience qu’en pleine guerre avec des moyens de diffusion rudimentaires et une portée très limitée ce discours est d’une puissance sans doute jamais égalée.
A l’époque d’Internet, des réseaux sociaux, des chaines d’informations en continu, de l’extrême rapidité et de la dilution de l’information entre ce qui est important et ce qui ne l’est pas, comment un tel message serait écouté aujourd’hui au milieu des résultats d’un match de football en France, d’une catastrophe en Inde ou le divorce de deux stars aux Etats-Unis.
Si nous prenons encore le temps aujourd’hui de commémorer ce discours qui changera le cours de la guerre et par la suite l’organisation politique de tout un continent, c’est que ces paroles resteront pour toujours l’acte fondateur de la résistance et de l’appel au peuple français à se redresser contre l’occupant nazi.
L’histoire fait l’homme, mais l’homme fait l’histoire tout autant et le Général de Gaulle sera pour son époque et jusqu’à maintenant celui qui a libéré la France, celui qui lui a redonné sa fierté et qui a inscrit pour plusieurs générations son avenir.
Ce discours fut le premier de beaucoup d’autres qui une fois la paix revenue ont scellé les fondamentaux de notre république, de la démocratie en Europe et de la paix jusqu’à aujourd’hui.
Cette paix mise à mal depuis quelques mois n’est que le résultat d’un certain renoncement à ces valeurs et d’un trop grand laxisme dans le respect des lois de notre république et principalement celle de notre constitution.
C’est aussi le résultat de plusieurs années d’un manque de vision internationale et de notre propension à vouloir se mêler de luttes entre peuples bien au-delà de nos frontières.
Gageons que nos dirigeants prennent plus de hauteur, projettent une vision à long terme et soient capables de protéger les valeurs telles que celui qui les a inscrit dans notre constitution.
Le 18 juin 1940 est la date d’un discours, la date du renoncement à la défaite, la date de l’appel à se redresser face à l’ennemi, mais c’est aussi un message d’amour pour la France et les français,  la date d’une nouvelle vision pour que les peuples vivent en paix. Alors ne cessons jamais, ce 18 juin 2016 et tous les 18 juin à venir, d’appeler à la résistance pour la paix en France et dans le monde. 
 

Je vous remercie