dimanche 15 janvier 2017

St Pourçain Sioule Limagne est née !


St Pourçain Sioule Limagne est née !
Jeudi 12 novembre à minuit la lumière s’éteint enfin dans l’immense socio-culturelle de Gannat où vient de se dérouler l’élection du tout premier bureau exécutif de la nouvelle communauté de communes St Pourçain Sioule Limagne remplaçant les trois communautés de communes, celle en Pays St Pourcinois, celle du bassin de Gannat et celle de Sioule Colette et Bouble.
Au terme de 5 heures d’élections par bulletins secrets, ont été élus Véronique Pouzadoux comme présidente et avec elle 15 vice-présidents dont je fais partie.
Il n’y avait peu de surprise à attendre de ce vote car les propositions étaient consensuelles, arrêtées depuis quelques temps en reprenant les élus des anciennes communautés de communes afin d’assurer la continuité dans ce qui va ne pas être forcément simple à faire fonctionner.
L’expérience que j’ai de la fusion des régions Auvergne et Rhône-Alpes me permet de dire que lorsqu’on peut éviter les embuches connues, cela peut grandement faciliter la tâche et nous avons évité celle de la confrontation politique.
Certes les scores des élections sont inégaux reflétant au passage le caractère de chaque candidat à plus ou moins dire ce qu’il pense.
En France c’est comme cela, tout le monde veut le changement, mais personne n’est prêt à l’accepter, encore moins quand celui qui le prône le dit ouvertement et encore moins devant des élus qui trouvent un petit confort dans le conservatisme.
Un élu ne disant rien à l’encontre de la pensée dominante et très discret politiquement, se fera toujours mieux élire qu’une voix forte à rebrousse poil, même si ce dernier a raison dans l’inconscient de tous.
Quoi qu’il en soit c’est désormais tous ensemble que nous devons nous battre pour faire exister cette collectivité rurale, la quatrième en importance dans le département, et c’est mon intention la plus ferme ne serait-ce qu’en créant des liens forts entre elle et la Région.
La loi NOTRe donne désormais des compétences partagées entre la Région et les communautés de communes et je vais tout mettre en œuvre pour faire que ces liens soient utiles aux habitants, tout comme pour les autres communautés de communes dont je suis référent.
La seule difficulté restera la distance entre les différents pôles et si une harmonisation administrative est possible car nécessitant peu de déplacement à l’ère du numérique, il n’en reste pas moins que pour les services de proximité la mutualisation restera difficile.
De même beaucoup de choses dans le fonctionnement pourront être mutualisées, mais la mise en commun de services analogues dans les différents sites sera difficile. Je vois mal par exemple les personnels techniques se promener entre les sites, il faudra trouver des synergies locales.
Nous devons aussi donner une âme politique à cette nouvelle communauté de communes et pour commencer les membres de l’exécutif devons donner l’image d’un groupe soudé, exemplaire dans notre comportement au service de l’ensemble démontrant chaque jour notre seule action pour l’intérêt général au-delà des interets des représentations locales ni personnelles.
Je suis devenu malgré moi expert en fusions de collectivités et j’apporterai mon expérience dans ce domaine afin d’éviter d’éventuelles erreurs déjà expérimentées.

Longue vie à St Pourçain Sioule Limagne. 

samedi 17 décembre 2016

Une vraie politique de droite en faveur de l'emploi c'est possible, la Région Auvergne-Rhône-Alpes le prouve!




Nous avons voté jeudi et vendredi  en assemblée plénière du conseil régional deux actes importants de la vie de notre collectivité.
Le budget tout d’abord et le Schéma Régional de Développement Economique d’Innovation et d’Internalisation (SRDEII)
Outre le président Laurent Wauquiez qui a donné une impulsion forte pour arriver à voter ces deux éléments importants de la politique régionale, deux hommes se sont particulièrement illustrés l’un sur le budget l’autre sur le SRDEII.
Etienne Blanc pour le budget, premier vice-président, qui a su faire en sorte que par une vraie politique de droite tournée entièrement vers l’investissement en contrepartie de la baisse des coûts de fonctionnement, une économie de 75 millions d’Euros a été actée en 2016 et nous avons voté la même économie en 2017. Prouesse s’il en faut sans augmenter les taxes revenant à la Région et alors que l’Etat opère simultanément une baisse des dotations très conséquente de plusieurs millions d’Euros.
Le budget de fonctionnement baisse par des économies faites à tous les niveaux, alors qu’il ne cessait d’augmenter sous l’ancienne majorité de gauche et l’investissement repart à la hausse dans tous les domaines en privilégiant les entreprises locales.
Oui c’est possible d’inverser la tendance et c’est possible sans remettre en question le fonctionnement de la collectivité, il faut juste économiser sur les frais « parasites ».
Un seul exemple qui illustre tout ce qu’il est possible de faire : le logo de la nouvelle région qui sous une majorité de gauche aurait coûté des centaines de milliers d’Euros confiés à une agence de communication n’a pas coûté un seul centime car élaboré en interne.
Autre exemple et qui rejoint le sujet suivant, le SRDEII que toutes les autres régions françaises ont confié à des cabinets spécialisés a été fait pour notre région par les services en interne. Il faut tirer un grand coup de chapeau à ces fonctionnaires dévoués et compétents qui ont économisé par leur travail des dizaines de milliers d’Euros pour déboucher sur un travail remarquable et en un temps record puisque ce sera la première région française à l’élaborer dans les délais les plus courts.
Ce schéma fixe la politique régionale en matière économique pour un mandat et bien au-delà, la contribution de tous les vice-présidents dans tous les domaines a été précieuse.
Martial Saddier tel un globe trotter a visité tous les départements, toutes les chambres consulaires, une centaine d’entreprises petites, moyennes et grandes, tous les conseils départementaux, des centaines d’acteurs économiques et en moins de 9 mois.
Preuve irréfutable de la qualité de ce travail le CESER a voté à l’unanimité en faveur de ce schéma et une très grande majorité des conseillers régionaux l’ont voté, même dans l’opposition et contre l’avis des dirigeants de groupes politiques.
La différence entre la gauche et  la droite est criante en cette fin d’année et le débat budgétaire a montré encore une fois par les amendements déposés par l’opposition n’avait que comme seuls objectifs de rajouter des couches de fonctionnement au budget. Ne faut il pas rappeler à cette ancienne majorité de gauche les millions d’Euros engloutis dans les agences para-régionales sans réels objets ou ceux distribués à toutes les associations proches de l’environnement, des milieux altermondialistes ou militantes de gauche dans le seul but de flatter un électorat facile.
Oui c’est possible de gérer une collectivité dans l’intérêt des citoyens et de la création d’emplois.
Quel plus beau cadeau de fin d’annéeque ce relèvement d’un cran faisant passer de AA- à AA les comptes de la Région par l’agence de notation Standard&Poors. Seule région française à bénéficier des félicitations de l’agence qui estime que le changement de politique peut favoriser la création de 70.000 emplois dans la région.

Juste ces dernières paroles de Laurent Wauquiez en conclusion : « Si l’Etat faisait la même politique budgétaire que notre région, les comptes publics seraient à l’équilibre en 5 ans. »

mercredi 14 décembre 2016

causes et conséquences de la chute du revenu agricole

Les chiffres sont accablant c’est donc 26% de baisse du revenu des agriculteurs pour 2016.
En base 100 avec année de référence 1970 c’est 18% de plus, c'est-à-dire qu’un agriculteur gagne en 2016 18% de plus qu’en 1970 alors que le revenu moyen des ménages sur la même période a augmenté de 53% en monnaie constante bien sûr.
Autre différence le revenu agricole subit des variations avec des amplitudes parfois importantes alors que pour les autres ménages en moyenne la progression est constante.
20.000€ pour 2016 c’est le revenu moyen brut auquel il faut enlever les charges sociales et les impôts pour en moyenne 50 heures de travail par semaine.
Les aides européennes directes sont très souvent supérieures au revenu des agriculteurs sur leurs exploitations.
La France accuse une baisse de production de 7% pour cette même année et le commerce extérieur accuse une baisse de 30% des exportations alors que l’agriculture et l’agroalimentaire est le deuxième poste excédentaire pour la France derrière l’aéronautique et fournisseur  de 5 millions d’emplois en France.
Le ministère de l’agriculture le dit lui-même le revenu des agriculteurs suit une baisse tendancielle depuis près de 15 ans.
Certes 2016 cumule les effets prix avec des accidents climatiques importants, toutefois on assiste bien en France plus particulièrement qu’ailleurs dans le monde à une érosion forte de la production agricole dont l’accroissement des normes en sont une des principale cause.
Les prix agricoles sont les mêmes qu’en 1970 et le gain de revenu des agriculteurs sur cette période s’est fait uniquement par l’accroissement de productivité et l’agrandissement des exploitations parfois de façon douloureuse, surtout ces dernières années.
Si les prix agricoles n’augmentent pas alors que les prix à la consommation augmentent de façon exponentielle c’est en raison d’une part de la multiplication des intermédiaires qui subissent eux aussi l’accroissement des normes qui renchérissent le coût au consommateur. L’accroissement des intermédiaires avec à chaque fois une marge commerciale est une des raisons aussi de l’augmentation du coût de l’alimentation.
On le voit clairement sur une période longue, la population s’urbanise et donc s’éloigne des centres de production, veut une alimentation plus sécurisée, normalisée et moins chère et demande à l’Europe de compenser cette augmentation des coûts au revenu des agriculteurs, mais hélas cela ne fonctionne pas on le voit.
Le citoyen devra très rapidement faire des choix en matière agricole et d’alimentation et il est tout à fait possible d’importer notre alimentation jusqu’à 100%. Cela implique juste d’accroitre la famine dans le monde car grâce à notre pouvoir d’achat élevé nous substituerons l’alimentation à ceux qui n’ont pas les moyens de la payer et accepter des produits agricoles dont on ignorera la sécurité sanitaire et biologique.
Le retour à une agriculture paysanne est tout à fait incapable de nourrir la France ne serait-ce que par le manque d’actifs nécessaires ce serait le retour à l’après guerre sans les actifs.
Se nourrir a un coût qui devient incompressible, l’expression de l’accroissement de la pauvreté le rappelle, il viendra un temps de plus en plus rapproché où il faudra choisir entre se nourrir ou acheter le dernier téléphone portable à la mode.

La France devra faire un choix crucial en terme d’autonomie alimentaire, les grands pays de la planète ont clairement fait ce choix si on regarde les USA, la Chine, la Russie, le Brésil, c’est un gage de paix intérieure qui on le voit fait défaut aux pays dépendants en matière d’alimentation.

dimanche 4 décembre 2016

L'élection d'un Président de la vraie France

L’élection présidentielle approche et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle réserve beaucoup de surprises.
A droite les choses sont maintenant calées et François Fillon représentera la droite républicaine, une droite libérale, celle là même qui au-delà des caricatures a remis sur pied des pays comme le Canada, l’Australie ou l’Espagne, même si les comparaisons ne peuvent être à l’identique.
On l’a vu la bataille des primaires a complètement bousculé la réaction des électeurs de droite et encore plus les commentateurs, mais aujourd’hui à droite le paysage est clair.
A gauche la décision logique mais spectaculaire de François Hollande, le président de la république en place, rebat toutes les cartes des candidats potentiels et nous avançons vers une profusion de candidats.
Sur la dizaine de candidats déclarés ou encore à venir en réalité se détachera très vite la candidature de Manuel Valls. L’électorat de gauche se sait en perdition et le seul candidat qui se prétend de gauche capable d’exercer la fonction reste le premier ministre jusqu’encore quelques jours.
Il est contesté dans sa politique mais tout comme Fillon qui a été premier ministre de Sarkozy, la cinquième république a cela de porter les responsabilités du pouvoir sur le Président et non sur le premier ministre qui parait comme un homme ayant appliqué sa politique. Jospin sans la multitude de candidats en 2002 aurait pu gagner alors qu’il était en fonction. C’est d’ailleurs cette profusion de candidats qui fera sans doute perdre aussi Manuel Valls, sauf que ce dernier est un homme jeune en politique et a prouvé un charisme et un dynamisme qui a permis souvent de la comparer à Sarkozy, référence en la matière.
Il y aura certes Mélenchon qui au premier tour captera les voix d’une gauche plus radicale, comme à l’accoutumé, mais qui ne peut qu’égratigner le candidat d’une gauche socio-démocrate qui est la tendance majoritaire dans le pays, comme dans beaucoup de pays européens ayant accepté depuis longtemps l’économie de marché.
Le centre sera capté par Macron qui prendra des voix à droite et à gauche, je ne crois pas à une candidature significative, si elle voit le jour, de Bayrou qui en est à son troisième essai.
Marine Lepen avec la candidature de Fillon va avoir beaucoup de mal à faire un score qui aurait été spectaculaire avec d’autres candidats de droite, pour la simple raison qu’elle ne pourra mettre en cause de quelconques implications judiciaires de François Fillon qui sont le breuvage habituel du populisme.
Ainsi donc au deuxième tour nous aurons vraisemblablement un duel Fillon-Lepen ou Fillon-Valls.
Sauf que comme nous l’avons vu « les commentateurs » c'est-à-dire la presse bobo-gaucho-parisienne, a envie de choisir le candidat à la place du peuple, la tentative avortée de Juppé en est la preuve flagrante. Et aussi car l’élection présidentielle est le rapport d’un homme avec la France et qu’elle fait dans le passionnel plus que dans le cartésien.
En quelques mois, quelques semaines, quelques jours cette alchimie complexe fait ou défait un candidat.
Vous verrez que maintenant qu’Hollande n’est plus candidat et ce dès après Noël, il partira comme un président avec une cote de popularité la plus haute de toute l’histoire. C’est bien connu en France on adore les ex-présidents et depuis une semaine Hollande est rentré dans cette catégorie.
Fillon qui avant le premier tour des primaires de la droite passait pour un homme effacé, certes compétent mais avec une politique de l’eau tiède, est devenu un radical proche de l’extrême droite catholique intégriste.
Manuel Valls sera sans nul doute l’homme providentiel de gauche que la presse montera pour arriver à un duel de panache avec Fillon.
Le fond en politique n’y fait plus rien, tout est dans l’image surtout celle parisienne et je regrette que la presse régionale n’affirme pas davantage ce qu’elle ressent sur le terrain, elle seule est capable de refléter sans déformer la température politique du pays, par sa proximité avec le monde vrai, celui laborieux qui se bat. Les résultats des primaires de droite montraient au fur et à mesure de la soirée électorale et l’arrivée des dépouillements des grandes villes, une température politique qui se rapprochait de ce que cette presse nationale voulait voir depuis des semaines.
Le moindre faux pas des candidats, la moindre petite phrase sortant du bien pensant, fera pencher le soir ou le matin leur cote vers la victoire ou la défaite. En réalité c’est surtout la défaite des idées, des convictions, cachées par le paravent du voyeurisme qui fera ou non l’élection présidentielle, les Etats-Unis viennent d’élire un président dont la notoriété est issue de la téléréalité, quelle meilleure preuve.

J’implore la presse régionale de se démarquer des lignes tracées depuis Paris, elle seule peut refléter les aspirations du pays, sa soif de le sortir du marasme et justement d’accompagner à Paris un président de la France des provinces par sa proximité avec la vraie France.  

vendredi 11 novembre 2016

Trump a été élu et voilà pourquoi Lepen sera élue


La fracture est immense entre plusieurs catégories de français dont certains critères peuvent s’ajouter.
D’une manière générale cette fracture existe entre les urbains et les ruraux, mais aussi entre les élites et le peuple et surtout entre la plupart des hommes politiques et ceux qui votent.
Même si il est impossible de comparer ce qui vient de se passer aux USA et ce qui pourrait se passer en France car beaucoup trop de choses différent entre nos deux pays on peut constater simplement que ceux qui nous gouvernent ne représentent de plus en plus mal ceux qui les élisent, et qui de plus en plus ne les élisent plus par l’abstention.
La raison en est pourtant très simple, nos hommes politiques sont en très grande majorité des professionnels de la politique qui n’ont jamais eu d’autres soucis et de stress que de se faire élire tous les 5 ou 6 ans. Connaissez-vous un élu qui ne dort pas la nuit car il ne sait pas comment équilibrer le budget de sa collectivité ? Peut être un maire d’une commune de moins de 500 habitants et qui trouvera comme solution de réduire ses déjà maigres indemnités, mais certainement pas un élu de collectivité plus importante.
Ceux qui nous gouvernent font leurs études à Science-Po, l’ENA ou quelques autres grandes écoles, puis commencent d’apprendre leur métier dans les cabinets des présidents et enfin se font élire sur un territoire plus ou moins difficile suivant le tempérament de chacun. Et puis il y a aussi les fonctionnaires qui se lancent en politique avec leur place bien gardée au chaud au cas où cela se passe mal.
Mais combien ont été artisans, commerçants, chefs d’entreprise, de médecins, d’infirmières, d’agriculteurs, d’ouvriers et occupent des postes importants au niveau politique ? Combien d’élus ont eut personnellement à affronter le chômage tout en faisant vivre leur famille, ou a équilibrer difficilement un compte d’exploitation, ou à négocier un marché capital pour la survie de son entreprise et de ses employés, à se lever très tôt tous les matins pour être au service de ceux qui les paient ?
Pire que cela, lorsque vous venez de la « société civile » comme c’est mon cas, vos collègues élus vous regardent avec étonnement voir condescendance, mais jamais avec admiration d’être capable de mener de front le travail sur son entreprise et des fonctions électives. Au Conseil Régional je vis des moments ubuesque lorsqu’à 16h une commission commencée à 14h s’éternise un peu, des membres demandent de continuer un autre jour car deux heures de réunion cela fait trop ou alors ils quittent la salle… Moi qui monte sur ma moissonneuse batteuse à 11h pour en redescendre à 23h sans un seul arrêt et qui doit tenir compte de la météo dans un agenda fixé souvent 15 jours à l’avance.
Un collègue fonctionnaire élu m’a dit une fois « mais pourquoi tu te casses la tête à continuer de travailler avec les indemnités que tu touches ?» sans se soucier que si demain je ne suis plus élu je n’ai même pas droit au chômage… Très souvent je suis pris pour un plouc, je ne fais pas partie de la même caste.
Je n’aborderai même pas ici un point pourtant très important qu’est la quantité et la qualité du travail que devrait fournir les élus, car il y aurait aussi beaucoup à dire….
Les élections ressemblent de plus en plus à des fêtes foraines où se multiplient les candidats tous professionnels de la politiques, en quête d’un nouveau job ou du renouvellement de leur CDD, car en dehors de la politique ils ne savent rien faire.
Voilà pourquoi Marine Lepen sera élue, parce que les électeurs ont marre d’être les spectateurs de ces fêtes foraines qui ne changent rien à leurs conditions de vie quotidienne.
Et pourtant je ne voterai pas Marine Lepen, car je sais que son programme n’amène à rien et que surtout il y a toutes les solutions à tous nos problèmes et que les électeurs sont prêts à les entendre et même les appliquer ! Il suffit de leur montrer comment faire par l’exemple. L’exemplarité des hommes politiques devrait être le critère de choix des électeurs afin d’une juste représentativité des citoyens, associée à la limitation des mandats dans le temps afin de ne pas faire de la politique un métier.  
Les USA viennent d’élire Trump par le rejet des élites. Lui qui n’a jamais exercé aucun mandat politique, même pas celui de maire d’une commune de 1000 habitants se retrouvent à la tête de la première puissance mondiale. Nous aurons Marine Lepen pour les mêmes raisons, alors qu’il suffirait d’élire en France un chef d’entreprise exerçant un mandat local, il doit bien y en avoir quelques un en France.
Les médias se sont trompés, les sondeurs se sont trompés, les commentateurs se sont trompés, bref tous ceux qui vivent en parasite de la politique se sont trompés, mais le peuple ne se trompe jamais.
Marine Lepen sera le symptôme de la maladie de notre démocratie si nous ne cherchons pas à en réduire les causes. Et le premier remède à administrer est de redonner le pouvoir au peuple travailleur, celui qu’on appelle la société civile, de donner les manettes à ceux qui savent ce que c’est  que le vrai travail, celui qui enrichit la France et créé des emplois notre prochain président devra être celui qui mise sur la libération du travail et de la création des richesses. 

Il n’est pas trop tard il reste 4 mois pour un traitement de choc, nécessaire et indispensable !

mercredi 26 octobre 2016

Nous allons voter?


Les élections qui approchent, tant présidentielles que législatives, ont du mal à me motiver et je pense refléter assez bien ceux qui m’entourent ou que je représente.
Les prévisions que Marine Le Pen occupe une place prépondérante dans ces élections sont tellement claires et évidentes représentant une politique des extrêmes, sans fondement économique mais surfant sur un océan de contestations bien légitimes de la population, mettent toutes les agitations politiques des autres partis au rang de détails.
La gauche est liquéfiée et ne fera que de la figuration, tant celui qui au sommet de l’Etat la représente a aggloméré sur lui les fautes, les bassesses, les manœuvres et le pire les trahisons d’électeurs progressistes qui ne l’ont jamais élu, mais rejeté son prédécesseur.
La droite contrairement à son histoire et sa philosophie, par le principe du choix de son candidat façon téléréalité, ce qu’on appelle les primaires, offre une vision type salon de l’auto où se côtoient les belles carrosseries, les belles mécaniques et les voitures de collection.
Le 20 novembre nous devrons appuyer sur 1 sur 2 et jusqu’à 7 en payant deux Euros pour choisir le candidat, l’écurie gagnante sera celle qui aura le plus vendu.
Connaissant d’un peu plus près, à droite, les hommes politiques qui demain seront aux manettes et observant le fossé qui existe entre ce qu’ils sont réellement et comment la presse nationale les présente, me renforce dans cette sensation que tout est fait pour que l’extrême droite continue à être présentée comme le recours, le recours du vide quand il sera trop tard pour s’en apercevoir.
Plus proche de nous la course de ceux qui voudront incarner notre représentation a commencé, sans préjuger de celui qui sera élu au sommet de l’Etat. Et nous assistons là encore au ballet des hommes providentiels, souvent les mêmes depuis trente ans, ayant rarement eut une activité en entreprise hormis une exception sur Vichy qui redonne le peu d’espoir encore possible, et qui jurent tous la main sur le cœur que grâce à eux tout changera et ira mieux. Quand on sait que l’Assemblée Nationale ne sert désormais plus qu’à transposer en droit français les lois européennes à plus de 70% de son activité, on mesure à quoi va pouvoir servir un député. Ce que j’écoute au cours de mon travail auprès des citoyens par mes mandats locaux, c’est un rejet global de la politique nationale pratiquée quel que soit son niveau et un rejet qui se traduira dans les urnes par des votes extrêmes. La raison des citoyens n’y est plus, la motivation encore moins tant l’écart est immense entre ce que disent les hommes politiques nationaux et ce que vivent nos concitoyens.
La vraie politique se fait localement et les vrais leviers se font par les collectivités locales, malgré tous les bâtons qui sont mis dans les roues aux élus locaux, justement par le niveau national. Loi NOTRe, baisse des dotations, refonte des territoires, enrayement des outils de paiement sont autant de décisions prises au niveau national qui entravent l’action locale et fait perdre une énergie considérable qui serait bien mieux placée au service de l’investissement, de la création d’emplois et de richesses.
Le vrai pouvoir d’affecter de l’argent aux investissements pour l’amélioration des conditions de vie ou de travail est aux mains des mairies, des communautés de communes, des départements et des régions. Ces élus n’ont pas physiquement un carnet de chèque, mais lorsque les services de l’Etat qui ont la charge de payer ne font pas trainer les choses, le moment entre la décision prise et l’exécution réalisée il se passe moins d’un an et souvent avec des sommes considérables.
L’Etat n’a plus aucun rôle économique hormis celui de payer des fonctionnaires, l’impulsion économique se fait au niveau local.
Lorsqu’un chef d’entreprise décide de répondre à la demande d’un marché, il pourra pour construire son usine bénéficier de l’aide de la commune et de la communauté de communes pour le terrain et le lieu, du Conseil Départemental pour une aide au montage des dossiers et du Conseil Régional pour des aides financières qui peuvent être conséquentes par la gestion des fonds européens. L’Etat tatillon veillera à compliquer tout cela par l’application de toutes les réglementations possibles faisant perdre du temps et de l’argent, en faisant bon usage des lois votées par les députés.

Comment demain motiver des électeurs à voter pour l’échelon national ? En remettant l’église au milieu du village, en faisant en sorte que l’Etat ne s’occupe que du régalien, c'est-à-dire le minimum, cela évitera à ceux qui briguent les postes électifs nationaux de surenchérir de compétences qu’ils n’ont pas en laissant le pouvoir aux vraies compétences locales représentatives des électeurs.