samedi 24 juin 2017

Elections françaises analyse de fin....


Dimanche dernier a donc eu lieu le dernier round des élections générales en France, les plus importantes débutée par celle du président de la république suivie des législatives.
On sait ce qu’il en advient, un président élu par un formidable alignement des planètes en sa faveur mais sans doute le plus mal élu de la Ve république par une forte abstention et une assemblée nationale avec une majorité de députés à la main du président, n’ayant pour la plupart même pas été élu dans le moindre conseil municipal tout comme leur mentor le président lui-même.
Ce groupe de députés eux aussi élus avec la plus forte abstention qu’aient connue ces élections seront donc aux ordres d’une poignée d’énarques au plus haut niveau de l’Etat.
On a dit que Macron n’aurait pas de majorité et ce serait la quatrième république, moi je pense plutôt que ce sera la deuxième et son évolution vers l’empire sous Napoléon Bonaparte, d’ailleurs l’accession au pouvoir de tout ce groupe partage beaucoup de similitudes avec cette période historique de notre pays, on sait comment cela s’est terminé après l’effervescence du début.
Rien n’entrave la progression d’Emmanuel Bonaparte, il arrive même à faire élire ou disposer à bonnes places de ses amis, pourtant atteints par des affaires de moralité qui a pourtant été son cheval de bataille.
Il entraine dans son sillage tous ceux et celles qui en mal d’exercice du pouvoir sont prêts à brader toutes convictions pour une assiette de lentille, une place d’honneur ou un simple pincement de l’oreille.
La vague Macron a presque tout emporté balayant des députés ayant pourtant bien travaillé sans avoir pour autant accumulé des mandats successifs hors normes.
Dans le département ce sont deux députés sur trois dans la mouvance de Macron qui ont été élues, laissant sur le tapis la troisième au profit d’un candidat communiste, décevant au passage quelques édiles qui auraient bien vu avec cette élection manquée leur revenir quelques places, hochets ou influences pour rester ou revenir au-devant de la scène. Mais le Bourbonnais sans doute plus que les autres garde ses traditions bien ancrées et surtout ne croit pas aux mirages, mais davantage aux réalités bien connues, bien palpables ayant fait leur preuve.
Derrière cette agitation, ces feux d’artifices, ces fêtes royales il reste donc sur l’échiquier politique une gauche anéantie et une droite affaiblie. Je fais partie de ces élus de droite fidèles à mes convictions de ce que représente la droite républicaine, qui n’a pas peur de cette traversée du désert et qui reste convaincu qu’après un temps en viendra un autre. Je ne fais aucunement allusion à un quelconque calcul politique, mais bien davantage je mise sur une clarification de son paysage, qui ne croit pas au ni droite ni gauche car quelle que soit l’histoire de notre pays et des autres démocraties, il y a toujours eut affrontement des idées politiques, c’est la base même de la démocratie, Macron voudrait nous faire croire au parti unique mais il n’y a que dans les dictatures que ce système a existé. Peut-être que les curseurs vont bouger, les étalons se repositionner, mais il reviendra très vite un système bipolaire ou les forces de progrès social voudront affronter les forces du libéralisme et réciproquement.
Laissons passer tout ce brouhaha et recomposons une droite forte capable de proposer demain des idées neuves basées sur la liberté d’entreprendre, la réduction de l’Etat omnipotent et la mise en valeur du travail, du mérite et de l’effort récompensé.
Mon action au sein du conseil régional avec la confiance de Laurent Wauquiez me permet d’agir dans une majorité avec laquelle nous prouvons et prouverons plus encore que l’allègement des procédures, la réduction du fonctionnement permet d’investir davantage et de créer des emplois.

La réussite sociale passe par le plein emploi et la majorité du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes s’y emploi chaque jour avec force et détermination. 

lundi 12 juin 2017

Elections: l'histoire est un éternel recommencement


Tout comme Emmanuel Macron n’est pas mon président Pauline Rivière si elle est élu ne sera pas ma députée. Elle sera celle des électeurs de cette circonscription avec la légitimité des urnes indiscutable mais je ne me reconnais pas dans des femmes ou des hommes politiques sans convictions politiques claires. Ainsi donc je soutenais Pierre-André Périssol, pour moi la campagne électorale s’arrête là et je continue à aider indirectement Emilie Bonnivard qui sera au deuxième tour de la 3e circonscription de Savoie par mon action au conseil régional le temps de sa campagne.
J’espère pour ma circonscription un député proche du terrain, soucieux de l’extrême nécessité d’un monde rural vivant et convaincu que l’agriculture soit la première force économique de notre département, aux électeurs de faire le bon choix.
Nous risquons donc d’avoir dimanche prochain une assemblée nationale « petits pois » avec des députés aux ordres, ceux qui seront donnés par les énarques toujours et bien en place en ayant tous signé une charte les engageant à la solidarité de groupe, cela veut dire en plus clair une assemblée godillots.
Et bien entendu nous aurons un contre pouvoir dans la rue et une presse qui fera du Macron bashing d’ici deux ans. Sans compter que sur plus de 400 députés il sera impossible de faire respecter une discipline de groupe, des personnalités voudront émerger et des courants se feront en son sein.
Emmanuel Macron fustige les vieux partis, mais s’est dépêché d’en créer un à ses ordres avec toutes les affres que peut connaître son fonctionnement, les courants, les personnalités, les rivalités, les prises de pouvoir, les affaires, les petits interets mesquins et les grandes divisions de pensées.
Je reste avec mes convictions de droite, même si c’est moins à la mode, ce n’est pas la girouette qui tourne mais le vent, je suis persuadé que très vite un clivage droite-gauche reviendra, c’est le fonctionnement même de la 5e république et tant qu’elle restera en vigueur les nuages comme écran de fumée passeront mais le libéralisme affrontera toujours le progrès social sans tomber pour autant dans la lutte des classes.
A la grande différence de 2012 où je cherche toujours des électeurs ayant voté Hollande, je connais bon nombres de ceux qui ont voté pour Macron et ses petits pois, ce sera donc facile de leur demander des comptes en temps voulu.
Mais la droite a besoin d’un fort renouvellement, les électeurs ont très bien montré leur volonté, je l’ai beaucoup écouté aussi au cours de cette campagne et il faut donc trouver de nouvelles forces vives dans les acteurs de terrain qui jusqu’alors ne se sont pas découverts, une nouvelle génération de trentenaires serait la bienvenue.
Le non cumul des mandats dans le temps que j’appelle de mes vœux jouera son affaire pour ne plus avoir à l’avenir des vieux routiers de la politique dont c’est le seul métier.
Nous avons très bien vu avec ces élections que le « dégagisme » devenait un sport national et si les vieux candidats potentiels n’ont pas la sagesse de s’enlever du chemin, les électeurs le font pour eux.
Je me souviens très bien que ceux atteints par la limite d’âge aujourd’hui n’avaient pas de mots assez forts pour faire comprendre à leurs ainés qu’il fallait leur laisser la place et qu’au grand jamais ils ne feraient pareil forts de cette expérience.

L’histoire est un éternel recommencement…..

dimanche 28 mai 2017

En 2022 nous vous demanderons des comptes

Je vous rassure je n’ai aucun lien de parenté avec Richard Ferrand et heureusement car je suis très loin d’approuver ses actes tout comme son rattachement à un nouveau parti politique dont le leitmotiv est la moralité en politique.
Toutefois c’est un vieux proverbe africain qui dit qu’avant de monter au cocotier il vaut mieux avoir les fesses propres.
Ce monsieur Ferrand s’offusque aujourd’hui des reproches qu’on peut lui faire sur ses activités passées alors que devenu ministre, lui qui n’avait pas de mots assez forts pour condamner François Fillon empêtré dans le Pénélopegate malgré sa présomption d’innocence, les faits qui lui sont reprochés sont quasiment identiques.
Si nous relevons bien ce que le journal satirique du mercredi lui reproche, il s’agit là aussi d’enrichissement personnel sur le dos d’une mutuelle dont il était président. Ainsi sa compagne a loué à cette mutuelle des locaux dont elle n’était pas encore propriétaire par une SCI pas encore constituée au nez et à la barbe de deux autres concurrents. Le bail prévoit en outre des travaux à la charge du nouveau locataire. On peut dire que pour le couple Ferrand c’est plutôt une bonne affaire que les journalistes estiment à un enrichissement de 586.000€.
Certes il s’agit de fonds privés, enfin pas tout à fait puisque les sociétés mutuelles et coopératives sont régies par des statuts très proches des collectivités publiques et qui de toute façon appartiennent à une masse de petits sociétaires.
Il reste à prouver que cette affaire est légale, mais il n’est pas tant reproché à Richard Ferrand son business que ses paroles sur des acteurs politiques dont la morale est douteuse. De plus M. Ferrand est resté consultant de cette mutuelle à raison de 1200€/mois tout en portant à l’assemblée nationale une loi sur les mutuelles. Ne serait-ce pas un conflit d’intérêt ?
 Il a aussi durant son mandat embauché son fils comme attaché parlementaire alors qu’il a durant toute la campagne présidentielle vilipendé ses collègues dans la même situation.
Ainsi M. Bayrou, nouveau garde des sceaux, va porter une loi de moralisation de la vie publique avec un de ses collègues rentrant assez bien dans les critères de ce qui est condamnable par cette future loi.
Ceci dit le nouveau garde des sceaux est lui-même mis en examen pour un passage au tribunal en correctionnel pour diffamation. Je sens que les débats à l’assemblée nationale et au sénat vont être d’un bon niveau quand le ministre en charge de la loi de probité est lui-même renvoyé à un jugement au tribunal qui plus est dans l’exercice d’un mandat politique.
Emmanuel Macron a fait comme projet de son mandat le renouvellement de la vie politique et l’assainissement des vieilles pratiques. On voit qu’il va avoir du travail et que son parti et sa politique seront comme par le passé la continuité de politiciens professionnels forcément mouillés dans des affaires.
En Marche a investit près de 550 députés pour la plupart sortis de nulle part sans passé politique pour beaucoup mais avec tout de même une forte proportion de recyclage d’anciens élus trop soucieux de sauver leur siège ne sachant faire que de la politique. Je sens que si le Canard Enchaîné met son nez dans le passé des députés EM une fois élus on risque de ne pas s’ennuyer.
Dans la politique ce qui compte de plus en plus et heureusement c’est la parole publique et sa mise en œuvre.
Comme je l’avais dit en 2012 lors de l’élection de Hollande et ensuite d’une majorité à sa botte au parlement, il y aura des déçus je ne m’étais pas trompé et même bien au-delà de mes espérances.
De la même façon aujourd’hui je redis que si le président de la république dispose d’une majorité par des parlementaires à ses ordres il y aura encore plus de déçus à l’arrivée, chez les électeurs mais bien plus encore dans ces jeunes députés croyant qu’ils peuvent changer le monde.
Le problème c’est qu’en ayant supprimé le clivage droite-gauche, le recours se fera alors par les extrêmes.
Aujourd’hui je prends acte de ceux qui s’engagent dans la future majorité présidentielle, en cas d’échec ils ne devront pas fuir leurs responsabilités et se réfugier derrière aucun argument qui sera nul et non avenu. Ce seront eux à qui il faudra demander des comptes en 2022.

Alors les 11 et 18 juin si vous êtes prêts à voter pour des amateurs et assumer une responsabilité dans le probable échec par l’immobilisme, votez En Marche. Sinon vous avez le choix entre la droite et la gauche républicaine, certes moins sexy mais dont les programmes ont le mérite d’être clairs et porteurs d’idées pouvant très largement réformer le pays. 

samedi 27 mai 2017

Mon discours à l'occasion de la journée nationale de la Résistance


Nous commémorons ce jour la journée nationale de la résistance. Cette date n’est pas choisie au hasard puisque c’est celle anniversaire de la première réunion du Conseil National de la Résistance le 27 mai 1943 rue du Four en plein Paris occupé par l’Allemagne nazie.
Cette résistance s’organisait alors autour de Jean Moulin par la volonté du Général De Gaulle qui depuis Londres mettait tout en œuvre pour constituer des réseaux sur le sol de France tout comme de convaincre les alliés de la France Libre de préparer la guerre à l’envahisseur.
Le Conseil National de la Résistance devenait prêt alors à unir et coordonner les différents mouvements sous un même commandement afin que sans relâche l’ennemi soit contraint de modifier ses plans les plus odieux.
On sait tous ceux qui ont péri par cet engagement dans l’ombre, et le premier d’entre eux Jean Moulin, souvent pris sur le fait et parfois malheureusement dénoncés par des collaborateurs des Allemands poussant jusqu’à l’extrême une France divisée et fracturée.
Une fois la France libérée par la ténacité du Général De Gaulle et de ses compagnons, le CNR ont le sait posa les prémices du modèle social que nous connaissons.
Aujourd’hui dans une France heureusement en paix grâce à 60 ans de cohésion européenne, nous devons nous souvenir des valeurs de la Résistance afin que chaque jour nous ayons conscience de l’effort indispensable à notre nation.
Le courage, la défense de la République, la justice sociale et le respect d’autrui doivent être autant de drapeaux que nous devons porter, protéger et faire croitre même dans un débat politique et public nécessaire à notre système démocratique.
Les idées extrêmes d’où qu’elles viennent et quelles que soient leurs motivations ne doivent jamais prendre la place du débat libre et de la protection de nos libertés.
Chaque jour nous devons résister afin que la moindre entorse aux valeurs pour lesquelles des hommes sont tombés sous les balles ne salisse leur mémoire et n’aient pas été des héros pour rien.
Il ne reste malheureusement que très peu de résistants pour témoigner ;  aussi que les associations d’anciens combattants, le souvenir français et tous ceux de bonne volonté s’unissent comme l’ont fait les résistants de 1943, au-delà des clivages y comprit politiques qui deviennent si futiles et à contresens de cette volonté d’union que voulaient ceux pour qui nous sommes réunis ici ce soir en leur mémoire.
Pour que ces jours de mémoires gardent leur solennité et leur crédibilité aux yeux des générations futures, tous ensemble démontrons l’unité nationale dont nous avons tant besoin.

Vive la République, Vive la France. 

jeudi 25 mai 2017

Dans l'Allier votons pour Périssol, Maquin et Dugléry





Nous allons élire les 11 et 18 juin nos députés qui dirigeront au travers d’un gouvernement la France pendant 5 ans. En effet comme je l’ai ici souvent rappelé l’élection du président de la république est certes importante, mais ce n’est pas lui qui gouverne et il ne peut le faire que dans le respect de la majorité dans les deux chambres, l’assemblée nationale et le sénat ce qui fait une particularité française au milieu des démocraties et dans le respect de la 5e république.
Emmanuel Macron en nommant un premier ministre de droite, qui plus est adhérent au parti Les Républicains, a clairement tenu compte de son élection et d’une forte majorité pour une politique de droite voulue par les Français. Il aurait très bien pu nommer un premier ministre centriste en rapport avec ses convictions, mais fort de l’analyse du deuxième tour des élections présidentielles c’est un premier ministre de droite avec des ministres de droites et centre droit.
En toute évidence le président de la république tente de conforter le parti qu’il a créé, mais sans doute par clairvoyance mesure t’il la difficulté de faire élire 290 députés sans histoire politique pour constituer une majorité à l’assemblée nationale. Est-ce bien d’ailleurs d’envoyer au parlement des gens n’ayant pour la plupart jamais géré le plus humble conseil municipal en leur demandant de statuer sur des lois dans la complexité juridique que l’on connaît.
Ainsi dans le respect de la volonté des électeurs lors de l’élection du président de la république et de sa volonté même, il est impératif de lui donner une majorité stable et forte pour mener à bien les réformes à engager dont la France a besoin.
Le seul parti politique ayant un programme, constitué de femmes et d’hommes d’expérience avec le renouvellement nécessaire et capables d’avoir cette majorité au parlement c'est-à-dire l’assemblée nationale et le Sénat, c’est le parti Les Républicains et ses candidats.

Afin d’éviter le retour de la 4e république, de l’entente entre les partis au gré des lois, des motions de censure permanente du gouvernement ou du passage en force par l’article 49-3, dans notre département nous devons voter pour Pierre-André Périssol, Gabriel Maquin et Daniel Dugléry !

mercredi 17 mai 2017

L'ENA (encore...) au pouvoir

Même si notre nouveau président a une gueule bien sympathique, il a pour avantage d’inciter à renouveler la classe politique dans son ensemble, cette belle façade n’en cache pas pour autant un fond très conventionnel.
Sa volonté de faire une nouvelle politique n’est en réalité que la continuité de la même depuis Jacques Chirac premier ministre sous Giscard c'est-à-dire un peu plus de 40 ans. L’entente plus ou moins entendue avec le MODEM et les tentatives de débauchage des partis politiques en présence ne font que confirmer des réalisations qui n’ont jamais donné satisfaction que ce soit sous la présidence Mitterrand, rappelez vous de Jean-Pierre Soisson, de ministres de Rocard, mais aussi sous Jacques Chirac avec notamment des ministres à De Villepin et de façon encore plus flagrante sous Sarkozy avec les ministres de « l’ouverture ». Même le très sérieux Raymond Barre s’y était employé en 1976, ce n’est donc pas d’aujourd’hui.
Ce qui est plus grave par contre et que je n’ai cessé de dénoncer c’est le kidnapping de la politique nationale au sein d’une caste, puissante et complètement détournée de sa mission première je veux parler de l’ENA. Pire encore avec notre nouveau président un ENArque prend le pouvoir sans même jamais avoir daigné se présenter au moindre suffrage, même pas celui d’un conseiller municipal.
Ses prédécesseurs avaient au moins camouflé leur avidité du pouvoir et de la main mise de cette classe supérieure en étant passé par la case locale, lui non. Voilà donc cet homme formé pour prendre le pouvoir qui sans vergogne, aidé par ses confrères et une presse bienveillante va directement au but. Dans la foulée il nomme la quasi-totalité de son cabinet venant de l’ENA et un premier ministre ENArque lui aussi.
Je n’ai rien à reprocher à cette école plus qu’à une autre si ce n’est que cette école au pouvoir depuis 40 ans a mené la France là où nous en somme.
La nomination du premier ministre est une démonstration sans faille de ce que j’avance, peu importe les clivages et convictions politiques ne comptent plus, il y a des ENArques à droite et à gauche, on contente le peuple dans son humeur du moment ce qui compte c’est que les ENArques dirigent.
Il n’y a plus de valeur dans la parole politique non plus, ce n’est plus cela l’important, notre nouveau premier ministre à longueur d’articles dans les journaux a vilipendé l’actuel président de la république, mais pour autant le dernier a nommé le premier. Et c’est valable avec une grande part de l’échiquier politique et des ministres qui viennent d’être nommés,  pourvu que le manège tourne et que chacun leur tour ils se partagent le pouvoir, aidés par des confrères bien placés dans les rouages politico-économiques de notre pays.
Pourquoi aujourd’hui cette poignée d’ENArques au pouvoir réussiraient aujourd’hui ce que n’ont réussit leurs anciens confrères ? La devise de l’ENA c’est la cohésion et le maintien au pouvoir, il est donc impossible de réformer et cette classe dirigeante a éduqué les électeurs à cette tendance.
Rappelez-vous cette parole récente d’un ENArque célèbre : « Le changement c’est maintenant ! »
Je vous laisse digérer.
Nous avons repoussé cette fois ci l’accession au pouvoir des extrêmes, mais sans vouloir faire de procès d’intention avec l’ENA au pouvoir au final nous finirons avec les extrêmes  à leur place, de droite ou de gauche.
A la tête de la France il faut des chefs d’entreprises, pas des ENArques décidant et s’accommodant que l’Etat puisse voter un budget déséquilibré, non, des chefs de PME qui savent ce que c’est qu’un compte de résultat et l’obligation d’un résultat positif à la fin de l’année. Il faut à la tête de la France non pas des gens consommant 1 million d’Euro par an de revenus personnels, mais un chef de famille qui sait qu’il ne peut dépenser plus que ce qu’il gagne.

Sinon vous verrez, bientôt des ENArques nous inventeront un procédé comme quoi rembourser les banques n’est pas obligatoire pour l’Etat. Ah bon,cela a déjà été évoqué ? 

lundi 8 mai 2017

Emmanuel Macron: un président mal élu


Emmanuel Macron a été élu président de la république mais ce n’est pas mon président, comme ne l’aurait pas été davantage Marine Lepen.
Nous avons assisté au plus grand braquage électoral que l’histoire de France ait connu. François Hollande laisse son mandat avec 4% des français satisfaits et mettant à sa place l’inspirateur de sa politique économique qui est à l’origine du désastre dans laquelle la France est.
La campagne électorale a d’ailleurs été menée davantage comme une émission de téléréalité la plus trash possible avec à son apogée le débat du deuxième tour comme une finale de Koh Lanta. Il ne manquait plus que mercredi soir nous puissions appuyer sur nos smartphones  1, 2 ou 3 pour éliminer le perdant en payant 0,35€ la minute.
Les français ont élu un produit marketing, les fichiers du Macronleak que chacun peut consulter sur Internet, ne révèlent pas tant de bombinettes politiques qu’une collusion avec le monde médiatique et économique des grandes entreprises françaises, des membres de cabinets ministériels inondant le candidat de notes technico-politiques, des dirigeants ou animateurs de partis de gauche trahissant leurs organisation en sous-main ou encore des commentaires acides ou moqueurs des ralliements par opportunisme. En réalité le montage d’En Marche n’est que la coagulation d’interets particuliers désireux pour beaucoup de petites vengeances personnelles ou d’une volonté politique de bien rester dans un système établi où le pouvoir de l’argent décide. Evidemment la presse nationale ne vous le dira pas, c’est elle qui l’a mis au pouvoir et elle ne commencera son Macron bashing que dans quelques mois lorsque ce dernier ne fera plus vendre, ou lorsque quelques mesures ne plairont pas aux dirigeants aux manettes.
Il ne faut pas passer si vite sur une élection acquise d’avance face à un parti extrémiste qui souhaitons le n’arrivera jamais au pouvoir. Entre les deux tours Marine Lepen a engrangé 3 millions de votes supplémentaires et ce sont 10 millions de français qui ont voté pour elle !! 12 millions d’inscrits se sont abstenus et 4 millions ont voté blanc ou nul, un record sous la 5e république. En réalité Emmanuel Macron n’a été élu que par 42% des inscrits, avec moins que la majorité absolue cela lui laisse par définition peu de chance d’avoir une majorité parlementaire si on transpose ces résultats aux prochaines élections législatives.
Ne nous leurrons pas le recyclage des hommes politique va bientôt commencer et beaucoup vont aller à la soupe sans doute plus à gauche qu’à droite.
Les médias décrivent un paysage politique dévasté du côté des grands partis et une recomposition en route et ce n’est pas si vrai. Le désastre et flagrant à gauche par la décomposition du PS et des partis de gauche, mais à droite Les Républicains et l’UDI sont en ordre de bataille, avec des candidats dans chaque circonscription, un chef de file déclaré et même l’extrême droite après une digestion forcée le FN aura des candidats dans toutes les circonscriptions. Reste à voir émerger cette force si renouvelée, si merveilleuse, si blanche et pure, si consensuelle formant les candidats aux législatives pour En Marche.
Certes il faut reconnaître qu’accéder à 39 ans à la fonction suprême n’est pas une banalité si on ne tient pas compte des modalités d’accès, les forces politiques à droite et à gauche feraient bien de s’en inspirer dans le renouvellement de la classe politique.

N’oublions pas que la 5e république est avant tout un régime parlementaire bicaméral dont le Sénat est à droite et que les 11 et 18 juin seuls Les Républicains et l’UDI sont capables d’avoir une majorité à l’assemblée nationale, nous aurons donc un président ni à droite ni à gauche avec une majorité parlementaire de droite et ce sera tant mieux pour la France. 

lundi 24 avril 2017

Cette campagne n'est plus la mienne!

Cette campagne électorale pour la présidentielle qui se termine aura un goût amer pour l’élu de Droite républicaine que je suis.
Une rapide analyse locale me contente toutefois puisque St Pourçain est la troisième ville (>3500hab)  du département à faire le meilleur score en faveur de François Fillon derrière Vichy et Bellerive qui historiquement ont toujours et sur tous les scrutins des fortes majorités de droite, bien mieux que Moulins, Montluçon, Cusset et toutes des villes dirigées par la droite, et bien supérieur au niveau départemental.
La gauche fait à peine plus de 21% quand dans le département elle fait plus de 25%.
Par contre L’extrême droite fait un bon score dans une ville ou pourtant le développement économique est plus fort qu’ailleurs dans le département et son équilibre se fait dans le département  presque partout en réciprocité d’une gauche forte ou faible, donc logique.   
Toujours à St Pourçain Macron même si il est en tête, fait moins que la moyenne départementale et surtout beaucoup moins que les mêmes villes comparées notamment à Vichy, Moulins et Montluçon.
C’est donc un socle fort à Droite pour notre ville et j’en suis très satisfait.
Evidemment au niveau national nous nous retrouvons avec l’extrême droite face à Emmanuel Macron lesquels j’ai combattu fortement les idées au cours de cette campagne électorale.
Aussi cette campagne à venir n’est plus la mienne, je ne veux pas perdre dans la crédibilité de ma parole, ce qu'on reproche trop souvent aux hommes politiques, et je ne peux pas au lendemain du scrutin du premier tour voter ou appeler à voter pour ceux  dont chaque jour durant de longues semaines j’ai tout tenté pour convaincre que leur programme était mauvais.
Il existe des girouettes en politique je n'en suis pas, je préfère être battu avec mes idées plutôt que de gagner par la compromission avec d'autres, j'ai un métier, je ne vis pas de la politique je suis donc libre!
Je n’ai pas choisi ces candidats, ces candidats ne sont pas les miens et je ne me retrouve dans aucun d’eux. Que ceux qui les ont porté là où ils sont assument et continuent d’assumer leur choix, cela ne me regarde plus.
J’entends déjà ceux qui vont me dire que je ne fais pas barrage au Front National. Nous sommes dans un pays démocratique et si le FN est dangereux pour notre pays il faut l’interdire, ce n’est donc pas ma responsabilité si il est là où il est.
Nous sommes dans un pays libre et ma liberté est de ne plus m’exprimer officiellement sur ce sujet après cet article.
Enormément de gens dans mon entourage franchiront le Rubicon, j’essai de les en dissuader mais la désespérance de notre famille en ses cadres est grande.
A ceux qui peuvent avoir des regrets sur notre candidat de la Droite et sa désignation, je dirai que Les Républicains est un parti démocratique et que chaque adhérent pouvait en temps et en heure faire que dans les statuts il y ait ou non les primaires et que s’il y avait, des portes de sorties soient éventuellement prévues à ce genre de situation. Je note que les deux candidats retenus pour le deuxième tour ne sont pas passés par aucune primaire. 
A ceux qui trouvent que nous avons la Droite la plus bête du monde, je dirais que c’est surtout celle qui a les dirigeants les plus vieux et que par conséquent ils doivent bien avoir une once de responsabilité dans sa construction et sa gestion.
Enfin Emmanuel Macron a révélé une évidence au besoin de renouvellement des hommes, il serait sans doute bien que la Droite la plus vieille du monde y pense aussi et j’attends avec impatience et gourmandise de voir les candidats aux législatives d’En Marche, ces gens que forcément nous ne connaissons pas.

Je suis ravi du travail que je fais aux côtés de Laurent Wauquiez dans une majorité de Droite républicaine et nous montrerons aux termes de notre mandat qu’une gestion de Droite est source d’économies, de création d’activités et donc d’emplois et de simplification. 

vendredi 21 avril 2017

Les raisons de mon appel à voter François Fillon


Cette campagne présidentielle se termine comme elle a commencé c'est-à-dire imprévisible.
La France est dans une situation économique catastrophique dans laquelle entreprendre est devenu coupable, travailler est un gros mot mais où des intérêts particuliers tirent des ficelles pour garder des privilèges s’appuyant sur un sentiment de vengeance des commentateurs nationaux.
L’attentat d’hier soir sur les Champs-Elysées démontre que le pouvoir en place depuis 5 ans n’a rien fait pour arranger les choses dans ce domaine, incapable au niveau international de s’allier entre grandes puissances militaires pour éradiquer l’islamisme intégriste ni même sur notre sol pour protéger nos concitoyens. A tous ceux qui pourraient me taxer de récupération je répondrai qu’on juge ceux qui dirigent à leur capacité à régler les crises, que leur mandat ne tient qu’à leurs réussites ou leurs échecs, même si ce jugement doit se faire à l’apogée de l’une d’elle.
On ne règlera pas un problème d’extrémisme religieux par des extrémistes politiques, le résultat ne peut que s’empirer par la surenchère permanente. On ne réglera pas des années d’inconstance économique par des solutions à l’eau tiède et sans remise à plat des fondamentaux économiques.
On ne réglera pas la somme accumulée des problèmes rencontrés depuis des dizaines d’années par l’élection d’un président de la république sans expérience s’appuyant sur une majorité d’élus « Internet » n’ayant jamais exercé de mandat politique ni même ayant eut d’expérience dans la conduite d’un pays ou d’une collectivité.
Ce serait inévitablement laisser le pouvoir au fonctionnement en place, c'est-à-dire aux hauts fonctionnaires d’Etat qui n’ont pour seule mission de continuer à gérer sans rien changer au gré de majorités instables.
François Fillon n’est pas le candidat que je soutien par passion comme je l’ai fait pour Nicolas Sarkozy en 2007. Moi qui m’attache à ne rien devoir personnellement aux collectivités dont je participe à la gestion, dont mes mandats me coûtent plus qu’ils ne me rapportent, j’ai été troublé par le comportement de François Fillon, mais je devais être comme beaucoup à vouloir voir en lui un saint alors qu’il n’est qu’un homme.
Par raison, par expérience de la vie politique locale, parce que je sais que réformer à quel niveau que ce soit est difficile, que d’abattre les intérêts particulier au profit de l’intérêt général est une tâche harassante, seul à la fin le résultat compte et  je ne veux pas en 2022 retrouver mon pays comme le laisse François Hollande en 2017.

Alors oui je voterai François Fillon au premier tour de l’élection présidentielle prochaine et j’appelle tous ceux et celles qui me font confiance et qui approuvent mes actions dans la vie politique à me suivre et faire de même.